Chapitre 9 de Terror Infinity

(… Je suis mort?)

Zheng se tenait debout, les pupilles dilatées. Il se souvenait qu’un instant auparavant ce monstre cauchemardesque était sur le point de se jeter sur lui, griffes pointées vers sa tête, juste devant ses yeux. Il était sur le point de mourir, le Licker n’ayant besoin que d’une fraction de seconde pour le réduire en charpie.

(Donc… je suis effectivement mort?)

Zheng se tenait toujours debout, il regarda son environnement sans grandes réactions. Il était sur une plateforme à ciel ouvert, avec une boule de lumière au milieu qui éclairait comme une sorte de soleil. Au delà des bords de la plateforme se trouvait une obscurité totale, opaque, qu’aucune lumière ne pourrait jamais percer. Juste le fait de regarder cette obscurité pendant quelques secondes donna le tournis à Zheng.

« On a survécu, merde, c’était tout juste! On est vivant… »

La voix de Jie permit à Zheng de récupérer ses esprits. Il était là ainsi que Jie, Lan, Xiaoyi et une cinquième personne. C’était une fille sortie d’une pièce sur les côtés de la plateforme et qui courut vers Jie. Il fit preuve d’une tendresse qui ne collait pas avec sa personnalité: il courut à sa rencontre, la serra dans ses bras et l’embrassa.

« Si vous avez des questions, juste demandez à Dieu. Vous pouvez lui parler avec la pensée. »

« A part créer votre propre vie, ne faites rien, attendez demain. Ah oui, choisissez vous une pièce et imaginez comment vous aimeriez que l’intérieur soit. »

Il porta la fille dans ses bras et courut dans sa chambre avant que quiconque n’ait pu dire quoi que ce soit. Zheng, Lan et Xiaoyi se regardèrent dans les yeux, puis s’effondrèrent sur le sol.

« Il est fort, ce Jie, il a encore de l’énergie pour courir et faire l’amour… » dit Lan alors qu’elle était allongée sur le sol. « J’avais tellement peur, je ne pouvais bouger ni les jambes ni les bras. Et lui agissait comme si de rien n’était. »

Personne ne lui répondit. Elle se tourna vers les deux garçons pour les voir les yeux fermés sous la boule de lumière, une tente formée au niveau de l’entrejambe, probablement en train de créer leurs propres femmes.

« Deux irrécupérables idiots. Les hommes sont tous des idiots! On a survécu à tout ça, on a ressenti une terreur tellement vive et pourtant la première chose à laquelle ils pensent c’est s’envoyer en l’air… »

Lan, en colère, alla vers une porte qu’elle claqua derrière elle. Le bruit réveilla les deux garçons. Ils se regardèrent, rirent d’un air gêné mais refermèrent tout de même leurs yeux pour continuer.

C’était un sentiment merveilleux, pensa Zheng. Tandis qu’il fermait les yeux pour communiquer avec Dieu il sentait qu’il était émergé dans sa lumière. Un écran similaire à un écran d’ordinateur  apparut en face de lui. Il y avait quatre catégories d’objets, ses six différentes stats et le nombre de points qu’il avait.

Les stats de Zheng étaient: intelligence 107, capacités mentales 122, vitalité 97, vitesse de réaction 131, densité musculaire 112, système immunitaire 103. Il semblerait que seule sa densité musculaire, sa force autrement dit, était au dessus de la moyenne grâce à ses entraînements hebdomadaires dans la salle de musculation. Les points supplémentaires en capacités mentales et vitesse de réaction étaient des récompenses du système.

Il avait 6502 points, 1000 grâce à la récompense de base du film, 5000 de la quête annexe, 2 points pour les zombies tués et 500 pour quelque chose d’autre.

« Voyons voir, créer une femme, créer une femme… »

Zheng n’avait pas l’intention d’utiliser ses points pour l’instant. Il avait bien compris l’importance des améliorations après avoir affronté la mort comme il venait de le faire. Même s’il avait beaucoup de points, il voulait d’abord demander son avis à Jie. Pour le moment, il n’avait qu’une seule chose à l’esprit.

(Lori, est ce que je peux la créer?)

Dieu comprit ce à quoi pensait Zheng: il ouvrit automatiquement la quatrième catégorie, pile sur la partie pour créer des être vivants. La voix rigide qu’il avait entendu plusieurs fois résonna dans son esprit: « La première création humaine est gratuite. Les créations suivantes coûtent 500 points chacune. Imaginez le genre, visage, taille, âge et la couleur de peau de l’être souhaité dans votre esprit. »

Zheng se plongea dans ses mémoires. Cette année, quand il était encore un adolescent, quand il était secrètement amoureux d’elle. Son odeur, son sourire, sa voix… Les souvenirs de Zheng étaient encore vivaces.

(Je me rends compte maintenant que si je trouvais ma vie si ennuyeuse, c’était parce que je l’avais perdue. Je plongeais dans l’obscurité parce qu’elle n’était plus là pour me soutenir.)

« Tant que tu es à mes côtés, je ne sombrerai jamais dans les ténèbres.

Des larmes se formèrent dans ses yeux, tombèrent et disparurent au contact du sol.

Quand il ouvrit les yeux à nouveau, une fille de quinze ans se tenait en face de lui. C’était exactement la même fille que dans sa mémoire: Lori.

Ils ont grandi ensemble. Même s’ils étaient complètement habitués l’un à l’autre, au point de n’en plus remarquer la présence, ils savaient parfaitement à quel point l’autre était important pour eux. Les enfants qui grandissent dans des milieux urbains sont généralement seuls, les portes des voisins sont généralement fermées. Parfois on ne connait pas ses voisins, même après plusieurs années.

Zheng avait toujours pensé qu’il était chanceux: ses parents étaient directs et francs. Ils n’hésitaient jamais à inviter les voisins à dîner et il s’avère que les voisins étaient le même genre de personnes. Ce genre de personnalité est rare, en ville. Et surtout, ils avaient une fille d’un an plus jeune que Zheng.    (TLT: paye tes clichés sur les villes O.o D’un autre côté les sociétés chinoises et japonaises sont atrocement coincées du cul, c’est peut-être pas si exagéré que ça.)

Elle était comme un cadeau des dieux. Parfaite et pure comme un diamant. Elle était intelligente, gentille, tenace, elle aimait rire fort, elle n’avait pas peur d’affronter des obstacles.

Il pensait que tant qu’elle était là, il serait toujours joyeux.

Mais la vie humaine était quelque chose de fragile: elle n’avait que quinze ans quand elle était allongée sur ce lit blanc. Des périodes de chimio intensives lui avaient fait perdre ses longs cheveux. Ce visage livide n’était plus aussi enjoué. Tout ce qui restait était son sourire, mais Zheng savait que ce sourire n’était là que pour consoler ses proches.

Qu’est ce que la vie? Pourquoi est-ce que ce magnifique sourire se transforma soudainement en cendres? Ce n’était pas ce qu’il voulait, il voulait voir ce doux sourire, il voulait qu’elle se roule à côté de lui et lui parle à l’oreille.

Il passa les années suivantes à interagir avec une foule de gens dans un monde en noir et blanc. Il continua à tomber, à pourrir, à enchainer fille sur fille, bar sur bar, à prendre de l’ectasy et éventuellement, de l’héroïne.

« Tant que tu es là, je ne sombrerai pas… »

Quand Zheng se réveilla, il était déjà onze heure du matin passé. Il tendit la main pour attraper ses cigarettes sur la table de nuit quand soudain il toucha quelque chose de doux.

« Stop, laisse moi dormir encore un peu… »

L’écran d’ordinateur, Resident Evil, la mort, Lori. La mémoire lui revint. Il souleva brutalement la couverture et elle était là. Une fille de quinze ans, avec des traces de larmes dans les yeux, du sang sur les draps.

Zheng ne pouvait que se souvenir que, tandis qu’il créait sa première vie, il s’immergea dans tout ses souvenirs de Lori et que quand elle apparut devant lui, il n’arriva pas à contenir ses sentiments  réprimés pendant des années.   (TLT: ça s’appelle pas des « sentiments » mon cher Zheng :p)

Lori avait froid, elle essaya d’attraper la couverture mais ne trouva rien. Elle ouvrit les yeux et vit Zheng la regarder fixement. Elle se sentit gênée et arracha la couverture des mains de Zheng. Puis elle commença à pleurer.

« Abruti de Zheng, tu m’as fais tellement mal hier soir et maintenant tu me fais des blagues stupides, alors que je t’ai fais le petit dejeuner pendant tout le mois! Et tu avais dit que tu me donnerais un anneau quand j’aurais dix-huit ans et que tu m’épouserais quand j’en aurais vingt-deux. Espèce d’idiot, je n’ai même pas encore seize ans! »

Zheng trembla quand il entendit ces mots. Il lui prit la main et lui demanda: « Tu… Lori, tu as des souvenirs? Tu te souviens de tout? »

Elle cessa de crier et lui demanda avec curiosité: « Comment ça, si j’ai ma mémoire? Et M. Pervers, s’il te plaît habille toi un peu et va chez moi me prendre ma robe verte. Tu m’as arraché mes vêtements la nuit dernière. Dieu merci mes parents sont au travail… »

Zheng était choqué, l’attitude de cette fille, son ton, sa façon de parler, tout était identique à sa mémoire. Puis il remarqua que la pièce où il se trouvait était la même que celle dans laquelle il vivait quand il était adolescent.

« Oh mon Dieu, tes parents ont probablement entendu nos voix hier soir. Il vont penser que je suis ce genre de fille. Espèce d’idiot, sale pervers, je ne sais pas comment j’oserai regarder ta mère après ça! »

Zheng la prit alors dans ses bras et commença à rire: « Attends, peut-être que pendant tout ce temps là je rêvais? Tout ce qu’il s’est passé hier? Même ta maladie? Haha! C’était un rêve! »

Après un moment, il commença à pleurer en tenant Lori dans ses bras. Cette dernière arrêta alors de se débattre et le serra en retour.

(Dieu merci c’était un rêve. Je ne veux pas d’un futur comme ça.)

Puis quelqu’un toqua contre la porte. Lori se glissa dans les couvertures: « Tes parents sont là, pervers, comment est ce que je vais sortir? Je n’ai rien à me mettre!  » 

Zheng eu soudainement froid dans le dos. Il pouvait entendre quelqu’un l’appeler, c’était la voix de Jie. Autrement dit, ce n’était pas un rêve et la Lori qu’il tenait dans ses bras n’était qu’un être qu’il avait créé.

Il se força à sourire: « Lori, ne bouge pas, je vais aller jeter un coup d’oeil dehors et te chercher des vêtements. Reste ici. »

Zheng soupira, mit ses vêtements et sortit sur la plateforme. Il ouvrit la porte et vit Jie et les deux autres. Il regarda plus loin, Dieu flottait toujours dans le vide, au centre.

« Donnez moi un instant. »

Il courut vers Dieu: « Dis moi, Dieu. Est-ce qu’elle est une créature que tu as créé? Pourquoi est-ce qu’elle a des souvenirs de la vraie Lori? Pourquoi est-ce qu’elle est exactement pareille? Est-ce qu’elle est au courant pour cet endroit? Qu’est ce qu’il se passe? »

Chapitre Précédent | Index | Chapitre Suivant

Publicités

7 réflexions sur “Chapitre 9 de Terror Infinity

  1. Euh c pas un peu un pédophilie ?? 😮 et perso je trouve que le cliché sur la ville et vrai moi je connai pas me voisin , pour en revenir a la Lori ok il la créé mai de la a la ni*** elle a même pas 16 ans c un peu chau je trouve 😮 merci pour le chapitre j’espère quel va vite grandir pars que les Loli c pas mon truck alle le prochain filme c le dernier Batman lol

    Aimé par 1 personne

    • Bah c’est sur que 16-24 ans c’est pas exactement tip-top mais faut se dire qu’ils se sont connu adolescent et qu’ils sont tombés amoureux à l’époque… Moi je dis, tant que ya de l’amour, yoloooo! 😀 Et puis légalement c’est pas de la pédophilie, elle a plus de quinze et il n’a pas d’autorité sur elle! #article227-27

      J'aime

      • Non non mon amie elle pas encore 16 ans « Espèce d’idiot, je n’ai même pas encore seize ans » elle le dit elle même me bon j’ai compris se que tu voulai dire ça va petre moin me gêne en pensan comme sa 🙂 c vrai que elle aussi a normalement a 24 ans

        J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s