Chapitre 41 de Terror Infinity

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Alors qu’ils se baladaient dans la ville, Zheng et Lori poussèrent en même temps un soupir. Pour Zheng, c’était parce qu’il était enfin en sécurité dans un endroit paisible et qu’il pouvait enfin se détendre. Pour Lori, c’était parce que ses derniers souvenirs dataient d’il y a plus de dix ans et que la ville avait  depuis énormément changé, elle ne reconnaissait que peu de choses.

Alors qu’elle peinait à traverser la foule, Zheng passa devant elle et lui prit la main. Lori rougit quand il fit quelque chose d’aussi intime au milieu de tant de gens, mais elle ne l’en empêcha pas. Au contraire, elle se mit à rire: « Cette ville a tellement évolué depuis la dernière fois que je l’ai vue, je pense que je me perdrais tout de suite si tu n’étais pas là! Hehe, je me ferais peut-être même enlever par des trafiquants d’humains! » (TLT: … « Hehe »? O.o)

« Je ne te laisserai pas toute seule… Plus jamais! » lui répondit fermement Zheng.

Le sourire de Lori s’agrandit en l’entendant et elle alla plus près de Zheng pour se serrer contre lui, désormais complètement ignorante des regards de la foule. « Nous n’avons que trente jours ici. Je propose que l’on aille d’abord chez tes parents, puis chez les miens, qu’est ce que tu en dis? »

Zheng acquiesça en l’entendant, puis il se mit en marche vers une station de taxi proche de son lieu de travail. Tout à coup, il s’arrêta abruptement quelques mètres plus loin: « Merde.. Je n’ai pas d’argent, j’ai perdu mon porte-monnaie dans Aliens, il s’est fait dissoudre quand j’ai sauvé Lan… Désolé Lori, mais j’ai l’impression que nous allons devoir y aller à pied. »

Rien n’était plus frustrant que d’avoir un mètre cube de platine dans son anneau, et de ne pas pouvoir se payer un taxi. A contrecoeur, il guida Lori à travers les larges avenues de la ville et lentement l’amena vers la banlieue tranquille où habitait ses parents.

Ils y arrivèrent un peu après midi. C’était un immeuble moderne qui donnait l’impression d’être destiné à des gens de classe moyenne. Il entra, monta les escaliers et, suivi de Lori, toqua à une porte. Quelques secondes plus tard, une femme d’une cinquantaine d’années vint ouvrir la porte.

Elle reconnut immédiatement Zheng et lui dit: « Fils, pourquoi es-tu là? Tu n’étais pas chez toi samedi dernier et tu n’avais plus de batterie quand je t’ai appelé l’autre jour. Tu es parti pour un voyage d’affaires? Enfin, entre, entre, tu me raconteras tout ça à l’intérieur. »

Zheng n’entra pas. A la place, il tira Lori qui se cachait à moitié derrière lui et l’obligea à se mettre devant sa mère. « Maman, regarde qui est là! »

Terriblement gênée, Lori fit un timide signe de la main: « Bonjour Tatie… »

La mère de Zheng fut confuse un instant, puis ce fut comme si un éclair venait de la frapper et elle attrapa frénétiquement Lori avant de l’examiner de haut en bas plusieurs fois. Enfin, elle se mit à hurler: « Chéri, chéri viens voir!! »

Zheng entra et ferma doucement la porte pendant que Lori se faisait examiner par le couple surexcité. Lori se sentait embarrassée et contente à la fois; même si elle savait qu’elle ne pouvait rien dire, sous aucun prétexte, elle essaya de leur expliquer qu’elle était effectivement Lori, en chair et en os. La mère de Zheng appela les parents de Lori puis ils commencèrent à lui poser des questions, qu’elle s’efforça d’éviter. Le constatant, ils changèrent de sujet et préparèrent du thé qu’ils burent dans le salon.

Une heure plus tard, ils étaient tous à table en train de déjeuner quand quelqu’un toqua à la porte. La mère de Zheng se leva et alla ouvrir: c’étaient des parents de Lori qui se précipitèrent sur elle dès leur arrivée. La mère de Lori la prit dans ses bras et commença à sangloter tandis que son père resta calme, bien qu’avec les yeux rouges et humides.

« OK, OK, mettons d’abord les choses au clair… » finit-il par dire, avant d’éloigner sa femme de Lori. « Est-ce que tu es vraiment ma fille? Non, c’est impossible, je t’ai vu mourir de mes propres yeux, il y a des années. »

Puis il regarda Zheng, rouge de colère désormais. « C’est une actrice que tu as payée? Dis-moi, qu’est ce que c’est que cette histoire?! » L’homme, sous le coup de l’émotion, s’était mis à crier vers la fin de sa phrase.

Lori commença à pleurer et était sur le point de dire quelque chose, mais Zheng lui tapota l’épaule. « Mon oncle, je n’utiliserai jamais Lori pour faire une plaisanterie pareille… Je vous promets qu’il s’agit effectivement de la vraie Lori, de votre fille. Je suis désolé, mais il m’est interdit de vous en dire plus. Sachez juste que votre fille… est de retour. »

Avant que l’homme puisse répondre, ce fut au tour du père de Zheng de crier: « Qu’est-ce que tu ne peux pas dire? Qu’est ce que c’est que ça? Ce ne sont pas des secrets de ton entreprise, il s’agit d’une vie, d’une personne, d’une mort! Je suis ton père, Zheng, et je t’ordonne de nous expliquer tout ça! »

La mère de Zheng s’interposa alors en riant: « Espèce d’idiot, ce n’est pas ça qui est important! Ce qui est vraiment important, c’est que Lori soit de retour! Et, si elle est effectivement revenue de… alors il n’y a rien d’étonnant à ce que Zheng ne puisse pas en dire plus, non? »

Revenue d’où?

Tous se posèrent la question, et tous eurent des frissons dans le dos. Ils regardèrent Zheng d’un oeil nouveau et remarquèrent, à ce moment-là, une determination incroyable dans ses yeux. Il avait un air de farouche et incontrôlable; ils comprirent que Zheng ne leur dirait rien. Et du reste, ils ne voulaient pas vraiment en savoir plus : quelqu’un qui était mort plus de dix ans auparavant et qui apparaissait devant vous soudainement avec exactement la même apparence, les même expressions et la même voix, cela cachait forcement une terrible histoire, ce que confirmait le refus de Zheng de dire quoi que ce soit.

Zheng fut rassuré en constatant qu’ils avaient tant bien que mal accepté la situation, malgré son incapacité à expliquer quoi que ce soit. Même si ce qu’ils pensaient avoir compris était incorrect, l’essentiel restait que Lori et lui allaient pouvoir passer un mois avec eux.

« Maman, papa, tatie, tonton, nous n’allons pouvoir rester ici avec vous que trente jours. Après ces trente jours, nous allons devoir partir. » leur expliqua Zheng quand ils se furent calmés.

En entendant cela, la mère de Zheng fut étonnée et un peu triste. Puis, une pensée terrible lui traversa l’esprit. Elle se redressa soudainement et demanda en criant: « Zheng, mon fils, tu n’es quand même pas toi aussi… »

Il lui attrapa la main et lui dit avec un sourire: « Non maman, je ne suis pas mort, je suis toujours vivant et très bien portant. Regarde ma main, tu vois bien qu’elle est chaude, non? J’ai juste dit que Lori et moi allions partir, pour… un an ou deux. Nous avons encore des choses à finir, puis nous reviendrons et nous ne partirons plus jamais.

En entendant cela, les deux femmes se mirent à pleurer. On ne trompe pas aussi facilement l’instinct d’une mère et malgré les mots réconfortants de Zheng, elles avaient deviné que Lori et lui s’étaient embarqués dans quelque chose de dangereux. Pire encore, quand il avait hésité à donner une date de retour, elles avaient compris qu’il n’en avait en réalité aucune idée et qu’il était même possible qu’il ne revienne jamais.

Les pères tentèrent de les réconforter: « Allons, allons, c’est déjà bien qu’ils puissent être là… Et un mois, c’est long, c’est formidable! Pourquoi est-ce que vous pleurez? Un ou deux ans, ce n’est rien. Lori est morte depuis dix ans déjà après tout! En un clin d’oeil, ils seront de retour, et en bonne santé, vous verrez ! »

Zheng soupira, mais ne pouvait rien y faire. Il alla vers les fenêtres du salon, ferma tous les volets, tous les stores et alluma les lumières. Puis, il écarta les meubles du centre du salon et activa son anneau avant de déverser tout son contenu sur le sol. A la dernière seconde, il se souvint qu’il y avait un pistolet mitrailleur dedans et il le garda dans l’anneau in extremis. Tout le reste s’étala bruyamment sur le sol du salon.

Il mit de côté la veste pare-balles, que ses parents ne pouvaient de toute façon pas reconnaître en tant que telle et il mit le couteau dans sa poche arrière. Puis, il souleva une des barres de platine et sourit en la montrant à ses parents qui étaient bouche bée de surprise. « Ne vous inquiétez pas, je vous promets que je reviendrai avec Lori. Ces barres sont des lingots de platine, c’est une spécialité de l’endroit d’où nous venons, c’est très peu cher là bas. Tonton et tatie, ces dernières années ont été difficiles pour vous et Lori m’a aidé à gagner tout cela: prenez la moitié de ce platine. Faites attention en les vendant cependant: une seule barre à la fois! »

Les adultes de la pièce ne comprenaient rien à ce qui venait de se passer et restèrent sans réaction, les yeux exorbité, pendant un long moment. Lori rigolait doucement en observant la scène et son rire les aida à sortir de leur torpeur. S’ensuivit alors une scène de brouhaha incroyable où tous parlèrent en même temps pour poser des questions, pour s’exclamer ou encore pour rire devant cette fortune colossale… Zheng s’y prêta aussi et l’atmosphère devint rapidement très joyeuse.

L’atmosphère était si joyeuse que personne, pas même Zheng, ne remarqua que dans un des interstices du manche du couteau une lumière rouge venait de se mettre à clignoter…

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10 réflexions sur “Chapitre 41 de Terror Infinity

  1. Merci pour le chapitre. Je le sens mal le couteau que Xuan lui a gennntiment offert
    Sinon, pour le platine, j’ai trois hypothèses:
    Soit le platine vaut plus que l’or en Chine
    Soit l’auteur pense que le platine vaut plus que l’or et n’a pas vérifié (sans doute la faute a tous ses jeux où la medaille de platine vaut plus que celle en or ^^)
    Soit c’etait pour rendre l’explication de Zheng plus crédible, parce qu’un endroit où l’or n’est pas cher, c’est plutot rare

    Aimé par 1 personne

    • Honnetement la premiere option je pense pas, ces truc là c’est hyper internationnal, si c’était moins cher en Chine alors tout le monde irai acheter son platine en Chine sur Internet et les cours mondiaux s’équilibrerait jusqu’à devenir a peu près les même partout… Ou en tout cas s’il y a une difference je pense pas qu’elle soit majeure, pas de l’ordre du quart en l’occurence, quasiment.
      Paaaar contre, j’avais pas du tout pensé à a troisième hypothèse! Elle est hyper stylée, j’aime bcp! :)) Mais malheureusement j’y crois pas, je pense que c’est la deuxième ^^

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