Chapitre 43 de Terror Infinity

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Alors que cette personne finissait sa phrase, les portes du van furent fermées brutalement; ce n’est qu’à ce moment que Zheng put voir six personnes dans le véhicule, toutes pointant une arme sur lui. Celui qui était manifestement le chef lui braquait directement son arme à bout portant, c’était lui qui venait de menacer Zheng.

Deux d’entre eux s’avancèrent avec prudence vers Zheng; l’un le plaqua au sol tandis que l’autre le fouilla méthodiquement avec un appareil. « Chef, aucune arme! »

Le chef rangea son arme et dit: « Li, conduis-nous au commissariat et appelle-les pour s’assurer qu’ils ont bien préparé une salle d’interrogatoire isolée. »

L’un des hommes hocha la tête et rangea aussi son arme avant de se diriger vers le fauteuil de conducteur. Deux hommes avaient toujours Zheng en joue.

(… Impossible, il n’y a pas assez d’espace, trop dangereux.)

Zheng se releva et demanda froidement: « Pourquoi m’arrêtez-vous? Qui êtes-vous? »

Le chef du groupe s’assit sur le siège qui faisait face à Zheng. Il avait un peu moins de la trentaine et l’on pouvait facilement deviner qu’il était un militaire à la façon dont il se déplaçait. Il répondit à Zheng: « Nous sommes tous les deux intelligents, inutile de jouer l’innocent. Ah, et il est aussi inutile d’essayer d’envoyer des informations à tes complices, c’est une voiture complètement protégée avec la technologie d’isolation des signaux électriques que le Colonel Xuan a inventée. Tu sais, le Colonel Xuan, celui que tu as kidnappé? Et ne me dis pas que tu n’es pas au courant. Nous sommes le groupe 3 de la section d’assaut des services secrets. Et toi, qui es-tu? »

(« Les services secrets?! Bordel, Xuan! Tu m’as piégé!! »)

Depuis que son intelligence était de 187, sa vitesse de réflexion avait considérablement augmenté. Il pouvait deviner la réponse à certaines de ses questions.

Oui, Xuan l’avait très probablement piégé, même s’il n’avait aucune idée de comment il avait averti le Gouvernement.

« Tu comprends maintenant? Il y a une vingtaine de jours, alors qu’un convoi de l’armée passait près de cette ville, nous avons capté le signal GPS du Colonel Xuan. Mais le signal était sporadique, il apparaissait et disparaissait sans cesse. Il y a quatre jours seulement, nous avons enfin réussi à te repérer. Durant ces quatre jours de surveillance, nous n’avons trouvé aucun signe du Colonel Xuan, la seule solution est que vous l’avez déjà déplacé mais qu’il a réussi à laisser la balise GPS de sa montre sur toi. Alors, tu te sens des envies de parler, maintenant? Qui a infiltré la base et kidnappé le Colonel? Qui était le traitre à l’intérieur de la base? Pour qui est-ce que tu travailles? »

Zheng ne dit pas un mot. Il essayait de deviner comment  Xuan avait bien pu envoyer ce signal. Le fait que le signal soit sporadique était un indice, cela voulait dire qu’il était parfois isolé et parfois non… Zheng comprit que cela avait forcement un lien avec son anneau. Cela ne pouvait pas être le platine car Xuan ne l’avait jamais touché… Le couteau. Mon dieu, se dit Zheng, ce foutu couteau. L’arme que Xuan lui avait acheté.

L’agent secret en face de lui vit que Zheng n’avait aucune intention de parler. Il ferma les yeux et dit à Zheng: « Je peux te le dire… Le Colonel connaît presque toutes les technologies secrètes du Gouvernement, puisque, pour la plupart d’entre elles, c’est lui qui les a développées. Cet homme est d’une importance absolument vitale pour la Chine et le Gouvernement ne te laissera aucune chance de t’en sortir, toi, quelqu’un qui a trahi sa nation. Il existe une drogue neurologique contre laquelle il est impossible de résister. Tu nous dévoileras tout une fois que nous te l’aurons injectée. Mais,  elle est tellement puissante qu’après son utilisation, tu deviendras un légume: ce sera ta punition pour avoir trahi la Chine. »

Zheng s’était lui aussi assis sur un des sièges et, dans l’ombre du véhicule, il caressait doucement son anneau. Il l’enleva et, faisant mine de tousser, le cacha dans sa bouche. « Et pour la fille qui était avec moi? »

« Elle? Nous avons aussi trouvé son dossier, mais elle est déclarée morte depuis dix ans. Elle a toujours l’air d’avoir quinze ans, hein? Tu travailles pour des gens puissants, pour qu’ils puissent la faire passer pour morte et la cacher pendant dix ans sans que son apparence ne change… Elle sera aussi emmenée au commissariat. »

Zheng fut secrètement soulagé d’apprendre cela. « Et quand est-ce que vous m’injecterez votre saloperie? Aujourd’hui? Demain? »

L’agent secret ouvrit ses yeux et regarda Zheng avec de la surprise dans les yeux. « Tu ne comptes pas parler? Tu es prêt à donner ta vie pour des gens qui t’ont seulement donné l’équivalent de quelques millions d’euros de platine? Nos interrogateurs t’attendent déjà, nous allons te donner jusqu’à demain pour parler et si, d’ici demain, tu n’as rien dis… tu passeras le restant de ta vie à regarder le plafond d’une chambre d’hôpital. »

(« Il y avait une chance! Il avait encore une chance de s’échapper! »)

Après avoir survécu à ces deux films d’horreurs, Zheng n’était plus un salarié parmi tant d’autres. Il était plus fort et il savait se battre. De plus, il n’hésiterait pas à agir même dans des situation dangereuses. Il était maintenant un survivant!

Zheng réfléchit rapidement à sa situation. Tout d’abord, il ne devait pas dire un mot sur la Dimension. Ensuite, il devait impérativement aller au bureau avant minuit, sinon lui et Lori mourraient.

Si ces gens emmenaient Zheng et Lori dans le commissariat local, c’était parce qu’eux aussi pensaient être dans une course contre la montre. Ils pensaient que Xuan était en train d’être acheminé dans un lieu tenu secret. Si c’était un lieu appartenant à une organisation capable de kidnapper le Colonel et de faire disparaître des gens pendant plus de dix ans, alors il était probable que jamais ils ne trouveraient le Colonel une fois qu’il aurait atteint cette destination. Ils devaient donc le trouver le plus vite possible.

Zheng se souvenait qu’ils étaient partis aux alentours de 11 heures. Il devait être environ midi en ce moment. Il y avait douze heures entre maintenant et minuit. C’était le temps qu’il lui restait pour atteindre son bureau avec Lori.

Mais, pour autant, il ne pouvait pas y aller trop tôt. Il n’était pas encore Superman, il ne pourrait pas résister à des assauts des forces spéciales. Il ne pourrait pas se défendre contre la police et l’armée pendant très longtemps.

Il était donc préférable d’atteindre les bureaux peu de temps avant minuit. C’était sa seule chance de survie.

Le van roula pendant plus de dix minutes puis finit par s’arrêter. Zheng demanda: « Est-ce qu’il y avait quelqu’un qui me visait avec un fusil sniper, ce matin, chez moi? »

La personne en face de lui hocha la tête: « Oui, il y avait une équipe de snipers. Nous avions prévu de vous assommer à coup de balles anesthésiantes, toi et la fille, afin que vous ne puissiez pas prévenir vos complices. Mais tes sens sont très aiguisés et ça a échoué. C’est pour cela que nous avons dû faire tout ce cirque pour te capturer. D’ailleurs, le chauffeur de ton taxi n’était qu’un citoyen normal, complètement innocent. »

Au moment de sortir de la voiture, un des hommes lui passa les menottes. « Ces menottes aussi peuvent brouiller les signaux électrique. Il n’y aura pas de cavalerie pour venir te sauver, sale traître. »

Zheng sourit. Il reconnaissait la station de police. C’était à environ une heure de ses bureaux. S’il avait une voiture, y aller pourrait prendre environ vingt minutes.

(« L’heure d’évasion sera… 23h20 ».)

Quand il mit le pied hors du van, il sentit soudainement trois sources de danger autour de lui. La première venait du van, la seconde du toit du commissariat et la dernière du haut d’un immeuble voisin. S’il essayait de tenter quoi que ce soit, il serait abattu la seconde suivante.

Il n’avait donc pas le choix: il suivit sans faire d’histoires le groupe dans le commissariat. Il monta jusqu’au troisième étage et fut enfermé dans une salle d’interrogatoire. Un des murs était fait d’une vitre sans tain, comme dans les films. N’importe qui pouvait observer ses faits et gestes sans qu’il soit au courant.

(« Il faut que je supporte tout ça… »)

Zheng ferma les yeux et concentra son Qi, près à l’utiliser n’importe quand. Sa seule source d’inquiétude était Lori. Il espérait que rien ne lui arriverait… Sinon, une fois de retour, il égorgerait Xuan.

Quelques minutes plus tard, un groupe entra dans la salle d’interrogatoire et commença à lui faire la leçon sur la grandeur du nationalisme, sur le fait que trahir sa patrie était le plus hideux des crimes, qu’il devrait au contraire être fier d’être chinois. Ils mirent spécialement l’accent sur le fait que s’il ne parlait pas, le lendemain, ils lui injecteraient une drogue qui le détruirait et qu’il avait donc intérêt à parler avant, que le Gouvernement était toujours prêt à pardonner à ceux qui cherchaient à se racheter.

Deux hypothèses, se dit Zheng en entendant cela. Soit l’efficacité de leur drogue n’est pas aussi garantie que ce qu’affirmait l’agent secret, et ils préfèrent que je parle de moi-même. Soit elle n’est pas encore arrivée ici. Sinon, ils ne gaspilleraient jamais leur salive avec des sottises pareilles. Qui pouvait croire que le Gouvernement lui pardonnerait s’il confessait tout sur le champ?

Il avait entendu parler de la violence des méthodes de la police. Or, ils n’utilisèrent rien de tel, ils ne firent que lui parler. Ils se contentèrent de lui faire la leçon, interminablement, l’un après l’autre. C’est sans doute parce qu’ils pensent que je suis un agent secret d’élite et que j’ai été entraîné à résister à ce genre de choses, pensa Zheng.

Alors qu’un de ces « interrogateurs » entrait dans la salle, il entendit deux personnes discuter de l’autre côté de la porte. Il ne distingua que trois mots: « fouille », « chambre » et « platine ». Son coeur se serra: ils avaient sans doute fouillé l’appartement de ses parents.

« Zheng Zha, il faut que tu comprennes que la drogue va te détruire le cerveau. Il y a une possibilité infime qu’elle ne soit pas efficace, c’est pourquoi nous sommes prêts à te donner une chance. Mais,si tu ne coopères pas, nous n’aurons pas d’autre choix que de l’utiliser… »

Zheng l’interrompit: « Comment allez-vous traiter mes parents? »

Surpris, les interrogateurs sourirent, c’était la première fois que Zheng parlait. « Nous ne ferons rien à des gens innocents… mais cela dépend de si tu nous dis ce qui s’est passé. »

Zheng dit calmement: « Donnez-moi une montre. Il faut que j’y réfléchisse, mais je vais parler. Ah, et n’utilisez pas la drogue sur la fille, elle ne sait rien. Si j’apprends que vous l’avez touchée, je me tuerai avant que vous n’ayez appris quoi que ce soit sur Xuan. Il est encore en ville, nous allons le déplacer d’ici après demain. Je vous donnerai ma réponse ce soir. »

Ils se regardèrent l’un l’autre et l’interrogateur le plus vieux hocha la tête. Quelqu’un enleva sa montre et la donna à Zheng. « Il faut vraiment que tu te mettes à parler d’ici ce soir, sinon…nous n’aurons pas le choix. Tu comprends, n’est-ce pas? »

Zheng ne répondit pas. Il regarda la montre: 6 heures 40. Le temps était passé plus vite qu’il ne s’y attendait.

Il prit la montre dans sa main et ferma les yeux. Ils lui avaient tout pris au début de son interrogatoire, jusqu’aux boutons de sa chemise. Heureusement, il avait caché son anneau dans sa bouche avant d’entrer dans le commissariat.

7 heures… 8 heures… 9 heures… 10 heures… 11 heures…

Les interrogateurs venaient régulièrement lui demander s’il s’était décidé à parler. Alors que minuit approchait, Zheng se leva et demanda: « Où est la fille? Est-ce que vous avez utilisé la drogue sur elle? »

Dix secondes s’écoulèrent dans le silence, puis quelqu’un parla dans les haut-parleurs: « Elle va bien. Nous n’avons rien utilisé, elle vient même de finir de dîner. »

Zheng secoua la tête: « Je veux la voir pour m’en assurer. Si elle va bien, alors je vous dirai immédiatement où se trouve Xuan, puis je commencerai à tout vous raconter depuis le début. Par contre, à propos du traître, je ne connais que son nom de code, vous devrez vous débrouiller à partir de ça. Je suis même près à vous aider à sauver Xuan. »

Dix autres secondes s’écoulèrent: « Ok, nous pouvons faire ça, elle est dans le bâtiment. »

Il était pile 11h20. Zheng regarda une dernière fois la montre et commença à faire circuler son Qi dans son corps.

Quelques minutes plus tard, deux soldats ouvrirent la porte et Lori courut dans la pièce. Elle sauta dans les bras de Zheng et commença à pleurer tandis les soldats sortirent en verrouillant la porte derrière eux.

« Lori, ne bouge pas, écoute moi… Quoi qu’il arrive, ne me lâche pas, tu as compris? »

Zheng plaça Lori entre lui et la caméra de surveillance. Il activa son anneau et le couteau progressif apparut dans sa main. Il respira un grand coup, marcha vers la porte de la salle puis… il la déchira entièrement de trois coups de couteau.

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