Chapitre 44 de Terror Infinity

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Le couteau progressif avait beau avoir été piégé par Xuan, il restait incroyablement tranchant: il transperça avec aisance la porte d’acier. Il donna un violent coup de pied dedans et ce qu’il restait de la porte alla percuter les deux soldats encore incrédules qui se tenaient de l’autre coté. Ils furent projetés en arrière sur plus de deux mètres et perdirent conscience. Au moment où Zheng sortit de la salle d’interrogatoire, il activa son anneau et s’équipa de son pistolet mitrailleur et de sa veste pare-balles.

Il s’agissait d’un gilet pare-balles futuriste capable de s’adapter à la taille de quiconque le portait. Il plaça Lori juste derrière lui et enfila la veste de telle sorte qu’elle les recouvre tous les deux, attachant par la même occasion Lori à son dos. Le couteau progressif dans sa main droite et son pistolet mitrailleur dans la gauche, il courut vers la sortie.

L’autre coté de la salle d’interrogatoire était plongé dans le chaos le plus complet. Ils avaient tous vu Zheng sortir de la salle avec un couteau et une arme; si ce n’avait été que le couteau, ils auraient pu imaginer qu’il avait réussit à le cacher quelque part. Mais un pistolet mitrailleur? Comment était-ce possible? Un traître, encore une fois? Et le gilet pare-balles, comment avaient-ils pu ne pas remarquer une chose aussi énorme dans une salle d’interrogatoire déserte?

Alors qu’il courait vers la sortie, Zheng inspecta son couteau, notamment son manche. Effectivement, il trouva rapidement un appareil minuscule qui clignotait doucement. Il arracha la balise et la lança au sol en maudissant Xuan intérieurement.

Alors qu’il venait d’entrer dans un open-space occupé par quelques policiers terrifiés, il entendit une série de bruit de pas sur le côté: c’était des gens qui marchaient avec discipline et sans hésitation, le groupe d’assaut des services secrets, devina Zheng. Il arrosa de balles la porte qu’ils étaient sur le point de franchir, les obligeant à s’arrêter brutalement, puis il courut vers les escaliers sans perdre de temps.

Zheng courait aussi rapidement qu’il pouvait, l’air autour de lui était devenu dense et épais. C’était maintenant une sensation familière. Il atteignit les escaliers et sauta avant d’atterrir sans difficulté une quinzaine de marches plus bas. Il recommença et des balles transpercèrent l’air à l’endroit où il se tenait un instant auparavant: Lori se mit à crier d’effroi mais rapidement elle fit un effort pour se taire et ne pas gêner Zheng.

Il y avait beaucoup plus de monde au deuxième étage et des tirs fusèrent à droite et à gauche; Zheng ne fit aucune pause et continua à descendre les escaliers à la vitesse de l’éclair. Il était incomparablement plus rapide que ses poursuivants et moins de trente secondes plus tard, Zheng franchissait la porte de commissariat. Au moment où il mit le pied dehors, une balle frôla sa jambe gauche et du sang se mit à en couler abondamment.

« Sniper? »

Ses instincts étaient plus actifs que jamais et Zheng utilisa sa force et son Qi au maximum pour éviter les trajectoires des balles qui lui pleuvaient dessus. A part la première, aucune autre ne le toucha.

Il n’osa pas faire la moindre pause et malgré la fatigue qui commençait à se faire sentir, il continua à courir sur la route principale en zigzag. Cette route le conduirait tout droit vers ses bureaux, c’était son seul espoir!

Pendant ce temps là, la station de police était sens dessus-dessous, tout le monde courrait dans des direction différentes en hurlant des ordres que personne n’écoutait. La plupart se lançaient sur la trace de Zheng, mais un policier remarqua tout de même dans un coin du troisième étage quelque chose qui clignotait à intervalles réguliers. Il se pencha pour regarder et, après un moment, il comprit avec incrédulité ce qu’il tenait dans la main. « Vite, Vite! Trouvez les gars du département technologique, j’ai trouvé la balise GPS du Colonel Xuan!! Il doit avoir laissé des informations dedans, il doit y avoir un message de sa part! »

Zheng ne savait pas ce qui se passait là-bas et, de toutes manières, il s’en moquait. Tout son esprit était concentré sur sa destination, sur sa survie, sur la protection de Lori. Quand il fut éloigné de la station de police d’environ mille mètres, les snipers arrêtèrent de lui tirer dessus. Il n’osa cependant pas s’arrêter de courir en zigzag et il continua pendant encore quelques centaines de mètres. Quand il jugea être réellement hors de portée des snipers, il arrêta de force une voiture.

« Tu ne tiens plus à ta vie, connard?! » lui hurla un jeune homme avec des piercings et des cheveux blonds, tandis que la jolie fille qui l’accompagnait regarda Zheng, d’un air hautain et condescendant.

Zheng vida la fin de son chargeur aux pieds du jeune blond et lui dit froidement: « Dégage. »

Le conducteur était plus intelligent qu’il n’en avait l’air. Il ne dit pas un mot, ne posa aucune question. Il se contenta de faire le tour de la voiture, ouvrit la portière de sa copine, la sortit de force de la voiture et il partit en courant, ayant oublié toute son arrogance en chemin.

Alors que Zheng venait de s’installer derrière le volant après avoir fait s’asseoir Lori à ses côtés, une balle transperça la vitre arrière puis le pare-brise de la voiture. Il ne se retourna pas, il n’avait pas le temps; il pouvait facilement deviner ce qui se trouvait derrière lui de toute façon. Il appuya à fond sur la pédale d’accélération et la voiture démarra à toute vitesse.

Le son strident des sirènes de police était omniprésent: quand il jeta un coup d’oeil à son rétroviseur, il vit plus d’une dizaine de voitures de police le poursuivre.

Le jeune blond et sa copine étaient sur le trottoir, choqués. Ce n’est qu’après le passage des voitures de police qu’il s’exclama, étrangement enthousiasme: « Mon dieu, c’est une course poursuite! Une vraie course poursuite, comme dans les films! C’est tellement cool… »

Il était sur le point de continuer à déclamer des absurdités du même genre quand trois hélicoptères de l’armée passèrent en vrombissant au dessus de lui. Ce n’est qu’à ce moment là que des sentiments de peur et d’incompréhension, pourtant bien justifiés, apparurent en lui.

Zheng était entièrement concentré sur sa conduite. Tout ce qu’il avait en tête, c’était la route devant lui. Il allait de plus en plus vite, dépassant voiture après voiture; malheureusement la police le suivait de près, ne lui laissant aucune chance de les semer. Le nombre de voitures lancées à sa poursuite augmentait régulièrement et, au bout d’un moment, il vit même trois hélicoptères dans le ciel.

« Bordel, Xuan est-il vraiment aussi important?! Combien d’idiots vont me courir après à cause de lui? » se dit Zheng en grinçant des dents. Avant même qu’il ne finisse sa phrase, une balle lui transperça la main gauche. C’était un tir qui venait d’un des hélicoptères, des snipers étaient manifestement à bord. Il perdit un instant le contrôle de son véhicule avant qu’il ne se ressaisisse, il était presque rentré dans une autre voiture.

Il continua à conduire en serrant les dents, il tenait le volant de sa main gauche qui, bien que transpercée et atrocement douloureuse, pouvait encore accomplir une action aussi simple. De la main droite, il serrait la main de Lori.

Les snipers à bord des hélicoptères tirèrent encore plusieurs balles, mais toutes manquèrent leur cible à cause de la vitesse de la voiture. Ils ne visaient pas les pneus car si jamais ils venaient à faire mouche alors la voiture ferait une embardée et Zheng mourrait, emportant dans sa tombe leur dernière chance de mettre la main sur Xuan.

Il approchait de ses bureaux, il n’était plus qu’a un seul tournant. Le destin était contre lui ce jour là: la police avait sans doute deviné sa destination et avait établi un barrage à cet endroit, une douzaine de voitures lui bloquaient le chemin.

« Lori… » dit calmement Zheng.

« Eh? » lui répondit-elle. Elle avait gardé la tête contre la poitrine de Zheng pendant tout ce temps, elle ne pouvait pas voir la route.

« Lori, fais moi confiance… Nous ne mourrons pas ici! Jamais! Que ce soit sur Terre ou dans les films d’horreur, nous survivrons!! »

« Aaahhhhhhh! »

Zheng, au milieu de sa phrase, appuya sur la pédale d’accélérateur au maximum. La voiture allait maintenant aussi vite que possible, elle continua à avancer malgré la pluie de balle qui l’accueillit. Avec un « Bang! » assourdissant, elle percuta trois voitures de police et força le barrage, bien que plus lente désormais. Les snipers ne gâchèrent pas cette occasion: immédiatement, ils firent éclater ses pneus et la voiture glissa sur plusieurs centaines de mètres, incontrôlable, avant de finir par heurter un bâtiment.

Au moment de l’impact, la tête Zheng heurta brutalement le volant et une large blessure s’ouvrit sur son visage en même temps que le volant se brisait. Il fit un peu sonné pendant une seconde, puis il récupéra ses esprits et il taillada sa portière au couteau.

Sans réfléchir, il attrapa Lori, rechargea son arme et sortit en courant de sa voiture. Après avoir arrosé de balles plusieurs fois ses poursuivants, il s’élança en direction de ses bureaux. Il pouvait voir le bâtiment, il était à environ cinq cents mètres de là.

Au même moment, au commissariat, une groupe de  chercheurs s’affairaient sur des ordinateurs. « C’est bon, le message est décodé! »

S’afficha alors sur les écrans une vidéo de Xuan en train de parler, ainsi qu’une liste de documents qui commencèrent automatiquement à s’imprimer. Cependant, personne ne regarda ces documents: tous étaient en train de regarder, abasourdis, la vidéo du Colonel Xuan. Une fois la vidéo finie, plusieurs chercheurs coururent vers les documents imprimés et s’exclamèrent: 

« Mon Dieu, c’est vrai…! Le Colonel n’a pas menti! »

« Oui, tout ce qu’il a dit est réel! C’est le plan du canon Gauss à longue distance! Le vieux Wang a passé toute sa vie à chercher comment concrétiser ce projet sans jamais réussir, et voilà les plans! »

« Et ici! Ce sont les plans d’une série de batteries ultra modernes à haute efficacité! Mon Dieu, elles sont soixante fois plus puissantes que les nôtres! Li, tu es mort trop tôt… »

Alors que les chercheurs étaient tous en train de pleurer de joie, l’un d’entre eux s’écria soudain: « Merde!! Envoyez un message à ceux qui sont partis poursuivre le kidnappeur! Enfin, celui qu’on pensait être un kidnappeur! Il est en réalité un allié du colonel Xuan! »

A ce moment là, Zheng avait parcouru environs deux cents mètres. Il venait de sauter par dessus une voiture sur son chemin quand une balle lui transperçait la jambe gauche. Il s’écrasa par terre et mit un moment à s’en remettre: un autre sniper en profita pour lui tirer une balle dans la jambe droite.

(Non… Non…! Je ne peux pas mourir ici, il faut que j’atteigne le bureau! )

Zheng hurla comme une bête sauvage et quelque chose se débloqua en lui. Immédiatement, il arrêta se ressentir la douleur de ses jambes et il commença à courir à quatre pattes comme un animal. Il se déplaçait plus vite encore qu’une personne normal en train de courir; de plus, il était devenu encore plus sensible au danger et il esquivait désormais toutes les balles avant même qu’elles ne soient tirées. Cette vitesse et sa faculté à éviter les tirs choquèrent les snipers et un moment s’écoula avant qu’ils ne se remettent à tenter d’immobiliser Zheng.

Il était de plus en plus proche de sa destination; malheureusement, la porte était bien entendu fermée à cette heure-là, il allait devoir entrer de force. Il lui faudrait faire une pause d’environ une seconde, bien plus que ce dont un sniper aurait besoin pour lui coller une balle dans la tête. Il ne réfléchissait plus calmement, le fait d’avoir déverrouillé ses instincts de survie l’empêchait de remarquer que la police cherchait à le capturer vivant.

« Ahhh! »

Les yeux de Zheng devinrent rouges. Il n’avait plus le temps pour réfléchir, sinon il mourrait. Alors qu’il était sur le point d’atteindre la porte, il sauta à plus de quatre mètres de hauteur et utilisa cet élan pour fracasser la porte en s’écrasant dedans. Au même moment, Zheng sentit un impact dans  son dos.

Il se releva sans perdre une seconde et couru vers un escalier.

« Lori, on a réussi! On y est arrivé, Lori!! Je t’avait dis que nous survivrions, hein Lori? »

« … Lori? »

Zheng réalisa que quelque chose n’allait pas avec Lori. Il la détacha de son dos et se figea complètement en la voyant. Le gilet pare-balles était évidemment fait pour protéger une seule personne, pas deux. En l’enfilant de cette manière, Zheng avait crée quelques zones vulnérables. Allongée sur le sol en face de lui se tenait Lori, la poitrine maculée de sang.

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21 réflexions sur “Chapitre 44 de Terror Infinity

  1. Ouiiiii t’as vu elle est trop bieeeeen cette fin?! 😀 😀 Ahahahah je suis tellement fier de moi, quelle fin! :)) Je sais que vous allez me détestez mais honnetement moi je rigole bien 😉 Mais vous inquietez pas, la suite arrive demain, ça va vite passer 😉
    C’est sur que le chapitre de Yulin a un petit avantage en plus 😉

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