NSM 3-1

Après la tragédie qui s’abattit sur le manoir Yang et sur le second Maître, celui-ci se sentit vivre un enfer. Mais dans cet enfer, il y avait quelqu’un qui le força à manger, qui s’occupait de le laver et de le nettoyer quand il faisait ses besoins, et qui de façon encore plus merveilleuse l’inspirait à se tenir fier à nouveau.

Chapitre 3 On se moque de mon second Maître

Depuis ce jour, j’avais trouvé la bonne méthode pour nourrir et appliquer l’onguent au second Maître. Enfin une chose à fêter et qui me réjouissait. A l’avenir, le second Maître arrêta de m’engueuler et fit tout simplement comme si je n’existais pas. Chaque jour, il restait dans la même position, regardant avec ses yeux écarquillés le plafond. Il mangeait, buvait, chiait et pissait et tout cela dans son lit. Parlant de manger, boire, chier et pisser, je souffrais pour les deux premiers et lui souffrait pour les deux derniers.

Comme il ne pouvait pas sortir du lit, je devais entrer dans la chambre et le servir toutes les 5mn. Pour pisser le second Maître pouvait faire le poisson mort. Je devais juste tenir le pot de chambre à la bonne hauteur. Mais chier c’était comme s’il en mourrait. Je devais le porter pour qu’il s’asseye. Bien que je dise s’asseoir c’était plutôt comme si je le portais alors que je positionnais le seau sous lui. Comme la jambe droite du second Maître avait été complètement coupée, dès que ses fesses bougeaient un peu cela touchait la plaie. Mais pour chier , tu ne peux pas faire autrement que de forcer et cela lui faisait extrêmement mal. Dès que le second Maître se mettait à déféquer on pouvait entendre sa respiration haletante et ses gémissements de douleurs. De la merde, de la pisse, des sueurs froides et des larmes- l’ambiance de la maison était aussi maussade que maussade peut être.

Mais bon les jours passaient comme cela.

Après un mois, les plaies du second Maîtres avait cicatrisé en partie. Le premier Maître et Yuan Sheng n’était pas encore revenus mais la maisonnée commençait à aller à la bankrupt. Je m’assis dans le jardin et réfléchis à tout cela, si aucune rentrée d’argent n’était faite, dans quatre ou cinq jour le second Maître n’aurait même plus de gruel à manger. C’est alors que je décidai de faire des babioles pour les vendre. Que devrais-je vendre? Après y avoir réfléchi, je décidai de faire des choses de mes mains. Ne regardez pas seulement mon apparence de singe, j’ai aussi des mains très agiles! Dans la journée, après avoir pris soin de notre second Maître, je courus dans les champs situés en dehors de la ville pour ramasser des fleurs. Ensuite je retournai à la maison pour en faire des couronnes, bracelets et colliers.

On était en plein printemps. Chaque jour, de riche gentilshommes sortaient leurs jeunes femmes pour se balader et je m’installais aux portes de la ville pour vendre mes produits. Cela se vendait plutôt bien. C’était juste un peu fatiguant. Car les fleurs se fanaient chaque jour, et donc pour que cela fasse beau il me fallait aller en cueillir des fraîches chaque jour. Mais, c’était vraiment bien de pouvoir gagner de l’argent, après tout je ne pouvais pas laisser le second Maître mourir de faim.

J’étais entrain de nourrir le second Maître quand celui-ci dit soudainement « ouvre les fenêtres ». J’ouvris rapidement les fenêtres. Le printemps était doux, même s’il y avait un peu de vent, les oiseaux chantaient, tout semblait resplendissant de vie. Je regardais dehors un instant ce qui me relaxa un peu. Le second Maître dit « Ferme les ». Je jure que je ne l’avais pas entendu la première fois, le second Maître crut sûrement que je lui désobéissais car  il se mit à crier » Je t’ordonne de les fermer! » Je fus choquée et me retournai. Je vis que le second Maître avait tourné la tête , la cachant à moitié sous les draps.

A ce moment là, soudainement, je compatis avec le second Maître en prenant pitié de lui. Je sais pas d’où me vint le courage de lui dire « second Maître, laissez moi vous amener dehors pour que vous preniez l’air. » Le second Maître m’ignora. Je marchai vers lui et je pris ses épaule, il libéra ses épaules en se secouant et dit « Laisse moi, ne me touche pas! » A cet instant j’étais vraiment comme possédée, je n’obéis pas à son ordre et le tirais pour l’asseoir. Les blessures du second Maître étaient pratiquement guéries mais il ne pouvait pas se redresser. De le relever si brutalement il fut étourdi pendant un instant. Prenant avantage de cet étourdissement, utilisant toute la force de mon corps je le mis dans une charrette à bras (une brouette). Quand le second Maître retrouva ses esprit il était déjà dans la charrette à bras. Alors qu’il se tenait près à déchaîner son mauvais caractère sur moi, il tourna son regard sur les objets qu’il avait à son côté.

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