LDK-10

Chapitre 10 – Je te protégerai à l’avenir

La qualification de génie différait naturellement en fonction de l’âge de la personne.

Un enfant de 6 ans qui était capable de frapper mille fois avec un marteau de métal méritait sans conteste de se faire appeler génie.

Cependant, Mang Tian ne lui avait pas dit de s’arrêter. À la place, il se tenait sur le côté et regardait silencieusement Tang Wu Lin qui continuait de marteler.

Ses mouvements étaient directs et puissants. Cependant, il n’y avait aucune atténuation du rebondissement de sa force dans sa technique, tout était pris par ses bras.

Cinquante fois, quatre-vingts fois, cent fois.

De la sueur commença à s’écouler de nouveau et la douleur qu’il ressentit surpassa la douleur d’avant. Ses deux bras commencèrent à chauffer. Chaque fois qu’il se donnait du mal, son cuir chevelu commençait à enfler. Cependant, Tang Wu Lin continuait de serrer les dents et de supporter la douleur sans jamais s’arrêter de marteler.

Après avoir martelé cent cinquante fois, le corps de Tang Wu Lin commença à chanceler. Sa vue était trouble, ses deux bras étaient enflés et douloureux au point qu’il ne puisse plus les reconnaître, pourtant il continuait de persévérer en serrant les dents.

Je peux persévérer. Je peux surmonter ce test. Je suis un homme. La persévérance mènera à la réussite.

Tang Wu Lin ne pouvait même plus compter le nombre de fois où il avait balancé le marteau quand Mang Tian lui dit enfin de s’arrêter. Si Mang Tian ne l’avait pas retenu, il se serait écroulé sur le sol.

En prenant le marteau de ses mains, Mang Tian vit clairement que les mains de Tang Wu Lin étaient devenues éreintées par le marteau et avaient gonflé.

Le cruel maître forgeron était finalement touché. Cela n’était pas seulement dû aux talents innés de

Tang Wu Lin, mais aussi grâce à sa persévérance.

Sa force pouvait toujours être améliorée plus tard, mais pour qu’une telle détermination

inébranlable apparaisse chez un enfant de six ans, cela était vraiment trop précieux.

« Vous deux avez élevé un bon enfant. Je l’accepterai comme disciple. À partir de demain, faites en sorte de le faire venir tous les jours à la même heure qu’aujourd’hui. Une fois rentrés, étalez cette pommade sur ses bras. » Quand Lang Yue arriva pour prendre Tang Wu Lin, elle fut accueillie par la gentille expression de Mang Tian tandis qu’il lui donnait une fiole de pommade.

Après une heure de repos, Tang Wu Lin avait déjà regagné sa vitalité. Il avait juste trop mal pour lever ses bras.

L’explication sur le forgeage (PR : Oui, ce mot existe. Enfin, je crois…) de Mang Tian restait toujours dans son esprit.

« Qu’est-ce que forger ? Forger et couler (ici on parle de couler le métal) sont complètement différents. Couler ne nécessite qu’un moule, et après, l’utilisation de machines pour meuler la forme désirée. Voilà ce que c’est que de mouler. Comme pour forger, il faut un forgeron pour marteler personnellement le métal du début jusqu’à la fin. Évidemment, on pourrait utiliser une machine pour frapper le métal et le forger, mais le métal est une chose vivante. Une machine ne serait jamais capable de comprendre les veines du métal. Un bon forgeron est un vrai artisan qui possède un statut qui n’a rien à envier à celui d’un Maître Spirituel. »

Les Maîtres Spirituels et les Maîtres Machinistes, ils étaient les rêves de tous les enfants.

« Ouch. » Tang Wu Lin pleura de douleur quand Lang Yue tira sur sa main.

C’est uniquement après que Lang Yue découvrit les blessures sur la paume de son fils.

« Mon dieu ! Il, il t’a fait cela ? » des larmes étaient en train de couler depuis ses yeux. Elle n’avait jamais imaginé que son fils puisse souffrir autant en seulement deux heures.

Tang Wu Lin secoua la tête et répondit, « Il n’a rien fait du tout ! Oncle Mang Tian m’a testé et j’ai réussi. Ne suis-je pas fort maman ? Ne pleure pas ! Ça ne fait pas mal. »

« Rentrons à la maison. » dit Lang Yue tout en essuyant ses larmes avec ses yeux pleins de peine.

« Il n’y a vraiment rien de mal maman. En fait, je suis vraiment content. J’ai passé le test de Mang Tian. N’es-tu pas heureuse pour moi ? N’est-ce pas le sens de la réussite dont papa a parlé ? »

« Je suis heureuse, je suis vraiment heureuse. » Lang Yue tapota sur la tête de son fils une nouvelle fois et quelques petites larmes brillantes apparurent dans ses yeux.

Dès qu’ils rentrèrent et passèrent le seuil de la maison, Tang Wu Lin vit Nuo’er sur le côté. D’un bond, il courut vers elle pendant que Lang Yue alla dans la cuisine pour préparer le dîner.

« Nuo’er, tu sais quoi ? J’ai passé le test d’oncle Mang Tian aujourd’hui donc il va m’apprendre à forger. Attends que grand-frère gagne un peu d’argent en forgeant, après je pourrai économiser pour acheter une [Âme Spirituelle]. Je pourrai aussi t’acheter de la nourriture… » Avec le tempérament d’un enfant, il avait déjà oublié la douleur dans ses bras tout en racontant son exploit à Nuo’er.

Nuo’er écouta sérieusement, mais ses yeux révélaient une trace d’absence occasionnellement.

« Nuo’er, tu ne te rappelle vraiment de rien à propos de ta famille ? » Après qu’il ait fini de parler de son accomplissement, il posa la question qui lui trottait dans la tête.

Nuo’er secoua la tête. « Je ne me rappelle pas vraiment. Je me rappelle juste que mon prénom est

Nuo’er. Tout le reste est confus. Grand frère Lin, est-ce que je suis stupide ? »

Tang Wu Lin répondit précipitamment, « Non. Évidemment que tu n’es pas stupide. Cela importe peu si tu ne peux pas te rappeler. C’est ta maison maintenant. Ma maman et mon papa sont ta maman et ton papa. Tu es ma petite sœur. »

Nuo’er le regarda, tout en révélant petit à petit un sourire adorable. C’était la première fois qu’elle souriait depuis qu’elle était venue dans leur maison.

« Wow ! Ton sourire est vraiment joli Nuo’er. Alors je vais te révéler un secret ; grand frère va travailler dur pour devenir un Soul Master, ainsi je serai capable de te protéger à l’avenir. D’accord ? »

« Oui. »

Quand Tang Zi Ran revint, le dîner était déjà prêt.

« Zi Ran, viens avec moi. Allez-y et mangez les premiers les enfants. » Avec une apparence sereine, Lang Yue jeta un regard à Tang Zi Ran avant d’entrer en première dans leur chambre.

Tang Zi Ran regarda distraitement son fils avec un regard curieux. En retour, Tang Wu Lin haussa les épaules, indiquant qu’il ne savait pas non plus ce qu’il se passait avec sa mère.

Tang Zi Ran suivit hâtivement Lang Yue dans leur chambre, après Lang Yue ferma la porte.

« Bon, mangeons les premiers Nuo’er. N’as-tu pas faim ? » En tenant compte du nombre de casse-croûte qu’ils avaient mangé avant, Lang Yue s’assura de faire assez de nourriture aujourd’hui.

Nuo’er n’avait clairement aucune retenue lorsqu’il s’agissait de manger. Elle acquiesça et commença à manger avec appétit.

Après qu’elle ait mangé pendant un moment, elle remarqua que Tang Wu Lin n’agissait pas comme la veille. Elle leva la tête et le regarda, et découvrit qu’il était misérablement en train de se tordre et de se tourner avec un visage rempli de douleur.

« Grand frère, qu’est-ce qui ne va pas ? » demanda vivement Nuo’er.

« Mes bras me font vraiment mal à cause de mon test. Je ne peux pas les lever du tout. » Tang Wu

Lin était inhabituellement affamé ces derniers temps ; avec l’ajout de son travail après l’école, quiconque pouvait imaginer son désir de manger maintenant.

Nuo’er cligna des yeux quelques fois. « Je vais te nourrir alors. »

« Oui ! D’accord ! » dit Tang Wu Lin en jubilant.

Avec des mouvements tremblotants, Nuo’er nourrit maladroitement Tang Wu Lin cuillère après cuillère.

Deux enfants, un de six ans et l’autre de cinq ans et demi, appréciaient leur compagnie avec la naïveté de leur jeunesse. Dans cette petite maison, l’atmosphère fit paraître les lumières plus douces.

« Nuo’er, tu es la meilleure. »

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