Shen Yin Wang Zuo chapitre 4

Chapitre 4 : L’examen de chevalier (4)

Grâce au rayon de soleil qui passait entre les arbres, Long Hao Chen vit clairement l’apparence de l’homme vêtu de noir et poussa presque un cri d’alarme car son visage était recouvert de poils noirs, ses yeux jaunes semblaient particulièrement féroces et son nez ne cessait de remuer comme s’il essayait de sentir les odeurs.

C’est à ce moment qu’une voix froide résonna à travers les bois, « Ne vas pas plus loin ! Vu que nous avons commencé à la chasser, il est inutile de retourner sur nos pas. »

À ce moment-là, une lumière étincelante apparut silencieusement dans le ciel sous une forme gracieuse et scintilla rapidement à plusieurs reprises comme un éclair au milieu des bois. Les sept ou huit poursuivants, des hommes vêtus de noir, se raidirent tous, tombant par terre un instant plus tard.

Un homme vêtu de blanc et au visage couvert venait d’apparaître hors du champ de vision de Long Hao Chen. Avant même que qui que ce soit ne puisse le voir, de multiples rayons de lumière jaillirent de son torse. À cet instant, la forêt entière semblait avoir été secouée par ces rayons de lumière. Long Hao Chen fut ébloui et ne réussit pas à garder les yeux ouverts.

Quand il put enfin voir la scène devant ses yeux, il découvrit à son grand étonnement que les hommes en noir avaient tous disparu et que seul l’homme vêtu de blanc était resté, se tenant calmement debout sur le sol.

Tout s’était passé très rapidement : il n’y avait maintenant que des buissons devant Long Hao Chen et tout le reste s’était changé en poussière. On aurait dit que ces personnes féroces n’étaient jamais apparues du tout.

L’homme en blanc se retourna lentement, regardant en direction de Long Hao Chen et de la fille muette puis dit calmement, « Sors. »

Long Hao Chen se tendit. À l’évidence, il avait été découvert. Dans le même temps, il vit les yeux de l’homme en blanc. Ils semblaient dénués d’émotions et leurs pupilles noires paraissaient grises, de longs cheveux noirs poussaient à l’arrière de sa tête, atteignant ses épaules. Il était vêtu d’une simple tenue blanche sans décorations.

Ce formidable homme vêtu de blanc fit trembler le cœur de Long Hao Chen. Après tout, il n’avait que neuf ans. Cependant, quand il baissa la tête et vit le visage pâle et sale de la petite fille muette en dessous de lui, un flot de sang se déversa à travers son corps, se transformant en un élan de courage.

Secouant calmement la tête vers la petite fille, il lui fit comprendre qu’elle ne devait faire aucun bruit et s’appuya contre le sol avec la force de ses mains, sautant en dehors des buissons. En même temps, il sortit son épée en bois de son dos.

L’homme se tenait immobile, mais même ainsi, Long Hao Chen pouvait sentir instinctivement que cet homme devant lui était plus fort que n’importe quelle bête sauvage qu’il ait jamais rencontré, ainsi que beaucoup plus dangereux.

Long Hao Chen se saisit calmement de son épée, regardant fermement cette personne vêtue de blanc. Il ne pouvait maintenant qu’espérer qu’il n’avait pas découvert la petite fille muette.

« Nous devrions rentrer. » La voix de l’homme était toujours sans expression, ces simples mots faisaient suer Long Hao Chen.

En outre, à ce moment, une charmante silhouette apparut devant le corps de Long Hao Chen avec un whiz. Il découvrit de manière choquante que ce qui avait bougé à une vitesse que ses yeux ne pouvaient pas suivre était précisément la petite fille qu’il protégeait il y a un instant.

Elle est vraiment rapide ! Long Hao Chen la regarda d’un air ahuri.

La fille étendit ses bras, utilisant son frêle et mince corps pour bloquer Long Hao Chen, son regard ferme fixant obstinément l’homme en blanc devant elle, tandis qu’elle secouait énergiquement la tête.

On aurait dit que l’expression dans les yeux sombres de l’homme se modifiait et, un instant plus tard, son corps bougea, scintillant comme une gracieuse lumière blanche. Mais de manière surprenante et à une vitesse incomparablement rapide, la petite fille devant Long Hao Chen bougeait aussi.

Long Hao Chen avait de bien meilleures compétences d’observation que la plupart des jeunes de son âge, mais il pouvait tout juste voir quelque chose qui ressemblait à un petit couteau dans les mains menues de la fille muette tandis que son corps faisait plusieurs mouvements irréguliers, semblables à ceux d’un tigre féroce et robuste. Cette vitesse était quelque chose que seule une personne avec une énergie spirituelle supérieure à 20 pouvait posséder.

Malheureusement, la différence de force entre ces deux-là était insurmontable, et avant même d’avoir pu prendre une seule inspiration, tout était terminé.

On ne voyait plus la dague dans la main de la fille et elle était coincée sous le bras de l’homme. Il s’était emparé de cette dernière, mais Long Hao Chen n’avait absolument pas vu ce qui s’était passé.

« Libérez-la ! » cria Long Hao Chen. Adoptant une posture standard de chevalier, l’épée de bois dans sa main fit face à l’homme en blanc. À cet instant, il avait totalement oublié sa crainte de la personne devant lui, pensant uniquement à comment sauver la petite fille.

Donnant tout ce qu’il avait, Long Hao Chen tenait toujours son épée, se préparant à attaquer, mais sa conscience sombra soudainement dans les ténèbres au moment où l’homme leva un bras.

Sous son bras, la fille muette se débattit violemment. L’homme en blanc fut surpris de sentir que le corps de la petite fille commençait à émettre une chaleur brûlante, une couche de rayonnement rouge foncé sortant aussi de sa peau.

« Calme-toi, je ne vais pas le blesser. » La voix de l’homme résonna enfin comme celle d’un humain, bien qu’il ait l’air désemparé.

La petite fille arrêta de se débattre et releva la tête pour regarder l’homme vêtu de blanc.

Ce dernier hocha la tête, la regardant, puis fit un pas en avant et arriva devant Long Hao Chen, portant son corps d’une seule main.

Après un petit moment, l’homme fronça lentement les sourcils, « Ses qualités innées sont exceptionnelles, mais la croissance de ses os est insuffisante. Son tempérament et ses qualités innées sont suffisantes pour qu’il devienne un chevalier extraordinaire. » Pendant qu’il disait ça, il avait déjà desserré son emprise sur la petite fille.

Elle fit rapidement quelques gestes avec ses mains.

L’homme en blanc répondit, « Ses perspectives futures ? C’est difficile à dire. En regardant ses qualités physiques naturelles, il peut devenir un chevalier extraordinaire (Tr : déjà dit…). Il n’a que huit ou neuf ans, mais il possède déjà plusieurs des qualités d’un chevalier : la compassion, le courage, la persévérance et le sacrifice. Ses possibilités sont illimitées, il deviendra un chevalier exceptionnel qui protégera les gens autour de lui et cette mentalité sera encore plus importante que ses qualités naturelles. »

La petite fille montra son propre corps du doigt, puis pointa celui de Long Hao Chen en faisant des gestes des mains.

L’homme hocha la tête d’un air approbateur, « Bien, le courage qu’il a montré mérite en effet une récompense. »

Un amas de lumière blanche surgit de son torse, se modelant en une forme similaire à un petit foyer, un foyer où de minces flammes bleues brillaient.

Un moment plus tard, la lumière blanche et bleue disparut en fusionnant avec le corps de l’homme. Ce dernier paraissait manifestement épuisé.

« Bon, j’ai utilisé le foyer spirituel pour l’aider à s’occuper de ses douze standards (Tr : je ne sais pas plus que vous ce que c’est, on le découvrira probablement plus tard dans l’histoire), ça lui permettra d’améliorer son potentiel d’au moins une catégorie. Maintenant que ton test est terminé, rentrons. »

Après avoir dit ces mots, l’homme en blanc se releva calmement, faisant un geste de la main en direction de la petite fille.

Néanmoins, contre toute attente, la petite fille courut en direction de Long Hao Chen, retira d’un de ses doigts un anneau bleu et doré sur sa partie inférieure et le mit sur le majeur gauche de Long Hao Chen. Étrangement, quand cet anneau vint sur le doigt de Long Hao Chen, il s’élargit légèrement et, à la fin, encerclait complètement son doigt.

« Cai’er, tu… »s’écria l’homme vêtu de blanc d’une faible voix. La chose qu’il vit après fut le regard têtu et inflexible de la petite fille. Elle réorganisa aussi les herbes sauvages près de lui avant de revenir au côté de l’homme.

L’homme en blanc qui était resté complètement silencieux pendant un long moment fronça les sourcils et hocha lentement la tête, puis prit la main de la petite fille et disparut avec elle dans les profondeurs de la forêt.

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