Sansheng Chapitre 7 – La Pagode des Mille Ecluses a été détruite

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Dans cette incarnation, le Révérend Impérial était un démon loup appelé Hu’yi.

Je sautai de haut en bas, déchirant les talismans accrochés à lui pendant qu’il me regardait avec des yeux impressionnés qui à force trahissaient aussi une trace d’appréhension.

« Comment est-ce humainement possible ? » demanda-t-il.

Je grattai ma tête, agitai ma main pour briser quelques chaines robustes, puis répondis avec un ton malheureux, « Eh bien, techniquement je ne suis pas humaine. »

Les liens de fer se brisèrent en morceaux et tombèrent au fond de la Pagode des Mille Ecluses. Hu’yi flottait dans les airs, ses cheveux blancs ondulaient et ses yeux verts et ternes émettaient maintenant une lueur d’espoir. Je n’avais que faire de la joie qu’il ressentait dans son cœur. Je claquai des doigts et lui dis, « Aide moi juste avec ceci et tu seras libre d’aller où tu veux. Allez ! »

Mais Hu’yi resta silencieux pendant un moment, « On ne peut qu’entrer dans la Pagode des Mille Ecluse de Liubo, on ne peut pas en sortir. »

« On ne peut pas en sortir ? » Je le regardai avec un air incrédule. « Je n’ai pas passé beaucoup de temps dans le monde des humains, mais je sais au moins que personne ne peut forcer quelqu’un à vendre un objet. Se contenter de laisser quelqu’un y rentrer mais pas en sortir est aussi ridicule qu’un mauvais service après-vente. Les prêtres de Liubo ne seraient pas un peu déraisonnables ? »

« Qu’est-ce que ça peut bien faire que ce soit ridicule ? Dans ce monde, seuls les puissants ont leur mot à dire. »

« J’aime ce proverbe. » Je ris, « Très bien, détruisons donc cette pagode. »

Il me dévisagea avec surprise.

Je fis un sourire qui me monta jusqu’aux oreilles, « Seuls les puissants ont leur mot à dire, tu disais ? »

Bien plus tard, Yanwang me remontra avec passion au sujet de l’acte d’aujourd’hui. « Vous avez vraiment un caractère de pierre, n’est-ce pas ? Vous avez dit vouloir détruire le Lac Enchanté et la Pagode des Mille Ecluses, et vous les avez vraiment détruits par caprice, laissant des ténèbres aussi puissantes que le Wangchuan ronger le lac. Savez-vous combien de punitions Monseigneur Moxi a dû subir à cause de vous ? A cause de cet événement, sa prochaine vie a été un vrai supplice. »

Mais je n’avais aucune idée des conséquences futures que je causais en ce moment même. En suivant mes caprices, j’agitai ma main et plongeai le lac dans le chaos.

Tout le Mont Liubo s’ébranla ce soir-là. Tous les étudiants se réveillèrent en sursaut sous les coups. Puis… Les enfants du Mont Liubo fondirent en larmes toute la nuit.

Les pleurs allaient et venaient.

Sur la surface, Hu’yi agissait pendant que j’étais sur le dos en essayant de dissimuler mes rires avec les mains. Quand nous trouvâmes Chang’wu, je tapotai son épaule, « Trois mois ! Trois ! »

Hu’yi saisit le sens de mes mots, vola vers Chang’wu, baissa son pantalon devant tout le monde et lui donna deux fessées. Le postérieur de Chang’wu commença à sévèrement gonfler. Ce mioche normalement si vicieux était maintenant tout effrayé. Et une fois que la douleur l’atteignit, ses larmes jaillirent comme un torrent, accompagnées de bruyants hurlements de douleur.

Je le regardais en jubilant mais je commençais également à me sentir un peu mal pour lui. Je donnai à ses fesses gonflées deux tartes de plus avant d’agiter ma main pour signaler à Hu’yi de le laisser partir.

Hu’yi fronça les sourcils.

« Tu viens de l’aliter pour six mois. »

« Oops ! » Je couvris ma bouche dans la surprise. « Aurais-je tapé trop fort ? »

Il se tourna pour me regarder, « Qu’en penses-tu ? »

Je grattai ma tête et ris silencieusement.

Quand il repéra le dernier mioche qui n’avait pas été puni s’accroupir dans un recoin en train de crier, Hu’yi se retourna pour l’attraper. « Ne punis pas… » cet enfant.

 

Je n’avais pas fini ma phrase quand un éclair retentit soudainement dans le ciel. Hu’yi et moi sautâmes en arrière, tous deux fixant les cieux.

Le sceau scintillant sur mon poignet était tout ce dont j’avais besoin pour deviner l’identité du nouvel arrivant.

C’était Moxi, ou le Vénérable Zhonghua comme il s’appelait dans cette existence.

Il fronça les sourcils quand il vit tous les enfants allongés dans la cour se masser le postérieur en pleurant. Ses yeux me balayèrent puis finirent par s’arrêter sur Hu’yi. Des frissons me parcoururent quand les deux s’échangèrent des regards.

Derrière Moxi, des douzaines d’ombres se précipitèrent rapidement en avant ; c’étaient les maîtres et anciens de Liubo.

Les anciens étaient extrêmement affligés à la vue de leurs disciples. Les expressions de tous se déformèrent en entendant les pleurs. A la seconde où ils nous virent Hu’yi et moi, leurs visages pâlirent. La scène tourna au chaos momentanément.

Ils s’agitaient dans le chahut, je me bouchai les oreilles d’irritation. Je dis à Hu’yi, « Je serai fidèle à mes mots. Puisque tu m’as aidée à décharger ma frustration, je t’aiderai à regagner ta liberté. Il est évident pour moi que tu ne veux pas t’attarder ici. Vas où tu le souhaites. »

Hu’yi n’avait pas encore répondu qu’un vieux bonze se leva et se distingua de la foule pour nous pointer du doigt, « Est-ce que Liubo est un endroit où chacun peut aller et venir comme il le souhaite ?! Démon Hu’yi ! Son Vénérable Révérend t’a épargné en prenant en compte l’ancienne amitié, mais pourquoi avoir fait ces choses pour insulter Liubo ? »

Je conclus quelques hypothèses en entendant ces mots. Tout d’abord, Hu’yi connaissait Moxi dans le passé, ensuite, Hu’yi avait peut-être été enfermé dans la pagode par Moxi, mais finalement… malgré sa haine des démons, Moxi n’avait pas tué Hu’yi. Il devait y avoir des histoires cachées dans ce drama.

Je croisai mes bras devant ma poitrine et rejoignis le banc des spectateurs pour admirer la pièce qui se jouait devant moi. Il n’y avait malheureusement aucun endroit où s’assoir, et il n’y avait pas de biscuit à grignoter. Leur absence gâchait légèrement le plaisir.

Hu’yi se moqua, « Je n’ai jamais demandé à son Révérend de me laisser vivre en m’emprisonnant pour l’éternité. Je préférerais mourir et être réincarné pour me libéré de cette vie maudite. »

Mmh, mmh.

« Démon ingrat ! » Parlant ainsi, il tira son épée de son fourreau et vola vers Hu’yi avec une grande intention meurtrière.

J’étais celle qui avais libéré Hu’yi, mais il semblerait qu’il ne soit pas complètement libre à l’heure actuelle. C’était la même chose que de ne pas tenir parole envers un client. Si la qualité des services déclinait, je perdrais des clients. J’avais toujours été une personne d’intégrité, bien sûr que je ne pouvais le laisser mourir.

Je le tirai derrière moi et pris l’attaque du vieux bonze de plein fouet. Il me vint soudainement à l’esprit que s’il continuait à me coller, il ne ferait que me gêner. Je devrais le faire partir aussi tôt que possible. Agrippant le collier de Hu’yi, je le jetai dans l’air et lui dis, « Vas ! »

Les forces ténébreuses se collèrent à son dos et le poussèrent aussitôt hors d’atteinte, même si je n’avais aucune idée d’où il allait…

Plusieurs personnes de puissante allure le suivirent. Je rassemblai mes forces et criai. Une vague de violente aura ténébreuse balaya les personnes présentes, les forçant à se rétracter dans la douleur. « Si vous voulez l’attraper, choisissez un autre jour », dis-je. « J’ai déjà passé un contrat avec lui aujourd’hui et j’ai l’intention de tenir parole. Je me dois de garantir sa sécurité pour respecter ma part du marché. »

« Hérétique, cesse tes fanfaronnades arrogantes ! »

Je souris joyeusement à la redondance du vieux bonze, « Que je fanfaronne ou non, pourquoi ne viens-tu pas vérifier par toi-même ?! »

Mon attitude rendit le vieillard si énervé que de la fumée sortit de ses oreilles et il se dirigea vers moi avec son épée. Pendant ce temps, au loin on entendit un cri épouvanté, « Maître ! Maître ! » Un disciple de Liubo chevauchait précipitamment le vent.

Le disciple n’avait pas fini de se poser et devait encore trouver son équilibre, il tomba et roula par terre plusieurs fois avant de trouver le vieil homme.

« Votre Grande Eminence Révérend ! Maître ! La Pagode des Mille Ecluses… La Pagode des Mille Ecluses a été détruite ! »

Je levai un sourcil calmement tandis que je regardais la foule entière changer d’expression. Finalement, leurs yeux horrifiés se tournèrent peu à peu vers moi.

Je clignai des yeux plusieurs fois, haussai les épaules et dis, « Je jure que je ne m’attendais pas à ce que cette pagode soit si fragile. Tout ce que j’ai fait c’est de lui donner quelques coups… » Leurs regards me dévisageaient tellement que je finis par me gratter la tête et ris nerveusement, « Haha, et la pagode s’est effondrée en une pile de pierres sous le lac, ahahah…»

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