Shen Yin Wang Zuo chapitre 9

Chapitre 9 : Un professeur venu de l’enfer ? (1)

La voix de Xing Yu se fit entendre une fois de plus, mais ce dernier ne fit qu’expliquer quelques techniques d’épée avant de se taire.

L’enfant de neuf ans devait rester seul dans cette grotte obscure avec ces fourmis-hiboux frénétiques et une intense douleur qui se répandait sans cesse à travers son corps.

À cause de cette grave souffrance, sa vitesse baissa à de nombreuses reprises, mais quand il pensait à sa mère, du courage surgissait de son cœur.

Les fourmis-hiboux n’avaient fait que lui causer une sévère douleur. Il serra les dents pour la supprimer, agitant ses épées de bambou encore et encore.

Xing Yu se tenait à l’extérieur du trou. Il avait l’impression que chaque minute durait une heure, son expression se modifiant constamment. Plus d’une fois, il leva sa main dans l’intention de pousser l’énorme rocher devant lui, mais il se retint.

Si c’était un autre enfant du Hall d’Odin, il se serait évanoui très vite après être tombé dans ce trou. Cependant, Long Hao Chen était toujours conscient, s’exerçant sans cesse à combattre ces fourmis-hiboux. Elles n’étaient pas empoisonnées, mais pouvaient facilement causer une douleur violente au gens. Leur corps de 4 centimètres (1 cùn) n’était pas extrêmement solide, mais elles avaient aussi un incroyable pouvoir d’attaque.

L’expression dans les yeux de Xing Yu changeait constamment, il entraînait vraiment Long Hao Chen avec des méthodes extrêmes. Tant que Long Hao Chen pouvait supporter ça, sa force mentale, qui était si différente de celle des personnes ordinaires, se développerait le plus rapidement possible. Cet entraînement avait aussi de nombreux autres bénéfices. Il lui forgerait une volonté de fer.

Après une demi-heure entière, Long Hao Chen se sentait comme s’il avait passé un siècle là-bas, tout son corps était déjà engourdi à cause de la douleur. Il ne pouvait plus bouger les épées dans ses mains et son corps frêle sombra dans l’inconscience.

À cet instant, le rocher recouvrant l’entrée de la caverne se déplaça sur le côté et une grande force fut exercée sur le corps de Long Hao Chen, le soulevant, pendant que les innombrables fourmis-hiboux étaient repoussées par un pouvoir étrange, sans aucun moyen de s’envoler pour y échapper.

Tout cela était probablement l’œuvre de Xing Yu, mais quand il regarda Long Hao Chen, il prit une profonde inspiration, on voyait dans son regard qu’il ne pouvait plus contrôler ses émotions.

À ce moment, Long Hao Chen était complètement épuisé. Son corps entier était gonflé à cause des piqûres, son beau petit visage ne pouvait plus du tout être reconnu et les traces des impacts des corps des fourmis-hiboux pouvaient être vues sur la paire d’épées de bambou.

Xing Yu fit rapidement inhaler une sorte de médicament rouge à l’enfant et, après un flash de lumière, il avait ramené Long Hao Chen à la cabane de rondins à une vitesse inimaginable.

Il y avait un total de trois cabanes. À part celles du maître et de son apprenti, il y en avait aussi une autre où Long Hao Chen n’était jamais rentré. C’était dans cette cabane que Xing Yu l’avait transporté.

Au-dessus de l’entrée de la cabane de rondins, on pouvait voir sortir une fumée chaude et dense.

Il y avait une piscine creusée dans un rocher à l’intérieur de la cabane de bois. Plus précisément, il semblait que la piscine était là en premier, et que la cabane de bois avait été construite autour de celle-ci.

L’eau de la piscine débordait. Elle était marron et de nombreuses herbes médicinales flottaient dedans.

Xing Yu retira rapidement les habits déchirés de Long Hao Chen et déposa prudemment le corps de ce dernier dans la piscine. Seul ce qui était au-dessus de son nez dépassait de l’eau.

La source chaude avait été creusée en réalité par Xing Yu mais Long Hao Chen, toujours inconscient, ne le savait pas. Dans l’eau, il s’imprégnait de ce liquide médicinal qui avait une valeur telle que même 10 000 bouteilles de Liquide d’Entraînement Élémentaire ne pouvaient s’y comparer.

Après une demi-heure, Xing Yu vit que les parties enflées du corps de Long Hao Chen disparaissaient doucement et il quitta la cabane.

La lumière du soleil disparaissait progressivement, laissant la pièce à la faible lueur de la nuit et, sans que quiconque s’en aperçoive, c’était déjà le crépuscule.

« Ça fait mal ! Waaaa ! » hurla Long Hao Chen, se réveillant de son inconscience durant laquelle il avait trempé dans la source chaude.

Son corps bougea, mais il ne pouvait naturellement pas garder son équilibre. L’eau dans le bassin n’était pas profonde, mais il en but un peu et la recracha aussitôt. On entendit un *cough* bruyant provenant de la piscine.

Où suis-je ? Long Hao Chen regarda d’un air ignorant la vapeur environnante et l’eau qui l’entourait. La douleur intense qu’il avait à l’origine avait déjà disparu et, à l’exception du fait que son corps était complètement nettoyé et nu, il se sentait comme si rien ne s’était passé.

Xing Yu ouvrit la porte et entra en tenant des vêtements.

« Mets ces habits et sors. » Après n’avoir dit qu’une seule phrase, il partit à nouveau.

Long Hao Chen sortit de l’eau, un peu confus, et attrapa une serviette près de lui avant de mettre les vêtements propres. Ensuite, il repensa à ce qui était arrivé dans la caverne des fourmis-hiboux.

En se souvenant de la souffrance qu’il avait ressenti à ce moment, il ne put s’empêcher de trembler intensément. À ce moment-là, il avait compté entièrement sur son courage pour supporter ça, mais en s’en souvenant, il sentit à nouveau la douleur causée par ces fourmis-hiboux.

En poussant la porte, il découvrit qu’il était dans la troisième cabane et, quand il entra dans celle du milieu, il vit un repas abondant sur la table.

« Viens et mange. » Xing Yu agit comme si rien ne s’était passé, pointant du doigt le repas sur la table et commençant à manger.

Long Hao Chen parla de façon hésitante en regardant son professeur : « Professeur, je… »

« Viens et mange d’abord. » Xing Yu lui jeta un regard sévère.

Long Hao Chen n’osa rien dire d’autre et se dépêcha de s’asseoir. Il commença à manger comme s’il n’avait rien mangé du tout depuis longtemps. Il était particulièrement affamé ce soir-là, son appétit était trois fois plus important que d’habitude. À part la petite portion mangée par Xing Yu, Long Hao Chen avait avalé tout ce qui était comestible sur la table très rapidement.

« Dis-moi comment tu te sens. » Xing Yu ne le laissa pas encore ranger la table et l’interrogea calmement.

« C’était très douloureux. » répondit sincèrement Long Hao Chen.

« Est-ce que tu peux faire encore plus ? » Xing Yu dit froidement : « Ce n’était que le début. Suis-moi dehors et prends tes épées de bambou. »

« D’accord. »

Le maître et son apprenti (Tr : ça me fait penser à des jedi, sérieux…) quittèrent la cabane de bois et arrivèrent au sommet de la montagne.

Deux autres épées de bambou apparurent dans les mains de Xing Yu, « L’épée est connue comme la reine des armes. Elle peut aussi bien attaquer que défendre. Si tu veux protéger les autres, tu dois être capable de te protéger d’abord. Maintenant, je vais t’enseigner des techniques de conclusion (Tr : des techniques pour bloquer l’ennemi ou l’achever). Regarde attentivement. »

Les lames de bambou bougèrent et laissèrent derrière elles des images rémanentes. Les rayons de lumière qui provenaient de ces épées et qui semblaient si irréels éclairèrent le sommet de la montagne. Des phrases accompagnaient ces mouvements d’épée, entrant sans cesse dans l’oreille de Long Hao Chen. Ce jour-là, son entraînement infernal venait juste de commencer.

Sept jours passèrent. Durant cette période, Xing Yu instruisit Long Hao Chen tous les jours sur des sujets variés dont l’astronomie, la géographie et l’histoire. Le jour d’après, il y aurait un examen sur le cours du jour précédent, mais pour Long Hao Chen, c’était le moment le plus joyeux de la journée.

L’après-midi, l’enfer commençait. Le repaire des fourmis-hiboux était un passage obligatoire chaque jour, mais le résultat final était le même à chaque fois. Cette souffrance inhumaine donna presque envie à Long Hao Chen de mourir, mais à chaque fois que son cœur pensait abandonner, Xing Yu lui rappelait qu’il pourrait rentrer chez lui dans quelques jours.

Chaque fois qu’il était dans la caverne des fourmis-hiboux, il s’entraînait jusqu’à l’évanouissement, et quand il se réveillait, il se trouvait au milieu de la source chaude, sa douleur ayant totalement disparu.

Après le dîner, l’entraînement recommençait : Xing Yu montrait des mouvements à Long Hao Chen et le laissait les apprendre par cœur. La journée d’entraînement ne se terminait que tard le soir.

Pour Long Hao Chen, la chose la plus douloureuse était le fait que Xing Yu ne lui avait pas permis de dormir. Tard dans la nuit, alors qu’il était complètement épuisé, Xing Yu lui enseignait une méthode de méditation assise que Long Hao Chen appelait « dormir en étant assis ». Et le matin, l’épée de Xing Yu le frappait pour le réveiller.

Chapitre précédent   Sommaire   Chapitre suivant

Publicités

Une réflexion sur “Shen Yin Wang Zuo chapitre 9

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s