RTW Chapitre 38 – L’ère des Armes Chaudes (POISSON D’AVRIL!)

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Iron Axe se rendit compte qu’ils étaient maintenant sous surveillance.

Les chasseurs qui avaient participé à l’explosion expérimentale furent tous réunis dans une maison à deux étages près du château. En regardant à travers la fenêtre, il pouvait voir que la maison était encerclée par des murs de pierre et que des gardes étaient stationnés à l’entrée.

Il ne prit pas à cœur cette régulation, et le fait que Son Altesse n’ait envoyé que deux gardes pour les surveiller montrait qu’il leur faisait confiance.

Deux jours plus tard, Roland alla chercher les chasseurs dans la maison. Il avait enfin fini le prototype de son arme à feu, et il voulait le tester au plus vite. Pendant ces deux jours, il avait fait subir plusieurs tests à l’arme afin de prévenir tout risque lors de l’utilisation. Le fusil avait la longueur d’un bras et sa détonation était produite à partir d’un silex.

Les chasseurs, en voyant l’arrivée du Prince, le saluèrent. Ils avaient été témoins de la grandeur des inventions de Roland et n’éprouvaient que du respect pour lui.

« Venez me rejoindre sur le terrain d’entrainement à midi », déclara Roland sans perdre de temps.

Iron Axe comprit que Roland avait eu une nouvelle idée, l’expression sur le visage du Prince était extatique, même si on pouvait y distinguer une trace de fatigue. Iron Axe répondit aussitôt par l’affirmative, Roland semblait pressé puisqu’il ne fit qu’hocher légèrement la tête et partit.

Roland avait travaillé hardiment durant ces dernières semaines, il n’avait presque pas pris la peine de se reposer, il devait s’occuper de la paperasse, de la supervision du mur, de l’entrainement des soldats… Il était épuisé. Maintenant que son plus grand désir était devenu réalité, maintenant qu’il possédait une arme capable de rivaliser avec les plus puissantes bêtes de ce monde, toute la fatigue retomba et il se sentit vacillant, n’ayant plus la force de tenir debout. Il ne voulait que dormir au plus vite. Mais il avait toujours des affaires administratives à propos de la Mine du Nord qui l’attendaient, et voulait finir de les traiter avant. Il se posa alors sur la chaise de son bureau, prit les dossiers et commença à les feuilleter.

Nightingale sortit alors du brouillard avec un poisson séché dans la bouche. Il semblerait qu’elle soit tout juste revenue de la cuisine. En voyant la mine déterrée de Roland, elle ne put s’empêcher de le lui faire remarquer, « Vous vous êtes surmené ces derniers temps, vous devriez vous reposer un peu. »

Roland fronça les sourcils et lui répondit, « Je veux finir de classer ces papiers, je sais que ma mine ne doit pas être très bonne à voir, j’irai dormir un peu plus tard. »

En voyant l’expression déterminée de Roland, Nightingale ne dit rien de plus et s’allongea sur le lit de Roland, grignotant toujours le poisson. Seul le bruit de la plume se frottant contre le papier pouvait être entendu dans sa chambre. Cette atmosphère dura un certain temps mais au beau milieu de son travail, il sentit soudainement son rythme cardiaque s’accélérer.

Badoum (TL Note : bruit d’un battement de cœur)

Badoum

Badoum

Puis, sans même pouvoir lutter contre le sommeil, ses paupières se fermèrent, « Huh ? »

Quand Roland rouvrit les yeux plus tard, son visage était confus. Que faisait-il là ? Il scruta les environs et vit qu’il était dans la chambre dans laquelle il avait l’habitude de dormir à Border Town. Mais ce n’était pas non exactement pareil, le tapis était couvert de livres et de documents administratifs, ses étagères étaient remplies de parchemins sur lequel des dessins douteux y étaient inscrits. Puis son regard se posa sur son lit. Il vit soudainement une femme dormir dessus. Il comprit alors ce qui avait dû se passer, il avait surement bu de façon très excessive hier soir, il ne se souvenait de rien, et cette femme devait être son nouveau jouet. En y regardant de plus près, il fut stupéfait. Son visage était magnifique. Des contours fins, un nez allongé et des lèvres pulpeuses, sa chevelure éparpillée sur le lit ressemblait à des serpentins dorés qui reflétaient la lumière du soleil, on aurait dit des paillettes d’or dans une mer de roses, contrastant avec son lit rouge foncé. Sa silhouette était sublime, des hanches fines sans aucun défaut visible. Il sentit soudainement le sang lui monter à le tête, bingo, il avait touché le gros lot. Qu’une telle femme se trouve dans son lit, il ne pouvait s’imaginer autre chose.

Alors qu’il était sur le point de sauter sur la jeune femme pour se remémorer la nuit précédente dont il n’en avait aucun souvenir, des images émergèrent dans son esprit. Il tituba un coup, se sentant faible, s’appuya sur un coin de la table… Les réponses à sa question lui apparurent comme par magie. Ce n’était pas Roland. Ou plus, durant ces derniers mois, son soi s’était effacé au profit d’un autre Roland venant d’un autre monde. Cette femme s’appelait Nightingale. Et c’était une Sorcière.

Après un temps de réflexion et de pause pour se calmer, il se sentit soudain très colérique. Un inconnu avait osé prendre possession de son corps, et changer Border Town à sa guise. Il ne pouvait pas accepter un tel scénario. Il voulait se venger, mais comment faire. Il avait déjà repris possession de son corps. Il réfléchit sérieusement à sa situation. Puis un sourire malsain apparut sur son visage. Et alors, que cet individu venant d’un autre monde ait pris possession de son corps ? Ce n’était pas comme s’il avait endommagé sa réputation ou mis en danger sa position de Prince. En vérité, il avait arrangé les choses pour le mieux. Il avait deux jeunes Sorcières dans la fleur de l’âge entre les mains, il n’avait pas nécessairement besoin de faire souffrir Chen Yan (TL Note : Le ‘vrai’ nom de l’ancien Roland). Il esquissa un sourire encore plus vicieux, il prit alors un Médaillon de Rétribution de Dieu sur une étagère et marcha sur la pointe des pieds jusqu’à Nightingale. Il prit aussi de quoi menotter et faire taire la femme sur le lit. Il entrouvrit la porte et dit aux servantes près de la porte, « Ne me dérangez sous aucun prétexte. Cette porte doit être fermée et jamais ouverte. Me suis-je bien fait comprendre ? » En n’attendant pas la réponse des servantes, il referma vivement la porte et s’approcha doucement de Nightingale.

*

Anna s’entrainait dans sa chambre, elle essayait encore de contrôler sa flamme, elle avait déjà atteint un niveau de maitrise suffisant, mais elle n’était pas satisfaite par son niveau. Elle voulait repayer la grâce de Roland en se montrant la plus utile possible.

Alors qu’elle essayait de faire rétrécir la flamme au maximum sur le bout de ses doigts, elle entendit une onde de choc venant de l’étage du dessus. Ce bruit perturba la concentration d’Anna, qui perdit le contrôle de sa flamme et brula entièrement sa robe. Anna fronça les sourcils. Elle avait depuis longtemps arrêté de brûler sa robe, et cet échec la frustrait un peu. Puis elle se tourna vers l’origine de ce bruit, que s’était-il donc passé ? Ce bruit venait de la chambre de Roland si elle ne se trompait pas. Elle eut soudainement un mauvais pressentiment. Son cœur lui faisait mal, mais elle ne connaissait pas la raison de cette douleur. Elle sortit en courant de sa chambre, et se dirigea tout de suite vers la chambre de Roland.

En arrivant devant la porte de sa chambre, elle fut arrêtée par deux servantes.

« Son Altesse a ordonné de ne le déranger sous aucun prétexte, » dit une des servante en bloquant le passage d’Anna. Mais sous le regard furieux de la jeune fille, elle fut intimidée.

« Laissez-moi passer. » Répondit sèchement Anna.

« Navrée, Mademoiselle », rétorqua l’autre servante en se penchant vers elle.

Anna était folle d’angoisse, en temps normal elle serait partie sans faire d’histoire, quand soudain elle entendit des bruits de grincement provenant de la chambre du Prince. Elle écarta les servantes et essaya d’ouvrir la porte.

« Mademoiselle ! » Les servantes ne s’attendaient pas à ce que quelqu’un soit aussi audacieux. Personne n’osait désobéir à un ordre du Prince, et encore moins une Sorcière. Elles furent prises au dépourvu et essayèrent, une fois le choc passé, de retenir Anna.

Elle ne réussit pas à ouvrir complètement la porte à cause de la contrainte exercée sur sa taille, mais réussit à voir à travers l’ouverture. Ce qu’elle vit la choqua grandement.

« Que… Mais… ? » Bégaya Anna. Sa bouche se fermait et s’ouvrait constamment, elle était dans un état second, où ses pensées n’arrivaient plus à s’organiser. Elle fut au final complètement maîtrisée par les servantes qui refermèrent la porte discrètement, en espérant que Son Altesse n’ait pas remarqué cet incident.

Anna n’essaya pas de lutter cette fois-ci. Elle fut tenue et jetée hors des quartiers de Roland. Elle commença à retourner vers sa chambre, mais sur le chemin, elle perdit l’équilibre et s’appuya contre le mur.

Une larme coula.

Elle avait vu Nightingale et Roland dans une étreinte amoureuse.

 

POISSON D’AVRIL !! Ahahahah. Le vrai chapitre est caché derrière celui ci :p. Désolé de la blague.

 

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