SRH – Chapitre 64

STAR RANK HUNTER
Chapitre 64

 

Chapitre 64 – Qui Est La Bête Prise Au Piège

 

Les drogues ne feraient pas effet si rapidement ; la forêt était très grande après tout. Il était entièrement possible que nombre de ces fourmis volantes ne tombent pas du tout sur ces gens. Cependant, même si une seule fourmi volante réussissait à les atteindre, alors une réaction en chaîne serait déclenchée.

Sans renforts, le travail préliminaire de Cillin devrait suffire de manière à obtenir la victoire dans cette chasse. Le long du chemin, à chaque fois qu’il tombait sur un nid de fourmis volantes, il vaporisait la solution de manière à ce que les insectes transportent les drogues cristallisées dans les parties les plus profondes de la forêt, élargissant ses chances de succès.

Cillin n’était pas pressé. L’ Épine Noire ne lui avait pas dit de faire quoi que ce soit de spécifique pendant le délai d’une heure, donc il l’avait passé à faire patiemment du travail de préparation.

Cillin n’avait pas passé plus de cinquante minutes du moment où il avait reçu le message jusqu’au moment où il s’était glissé dans les bois. Sa vitesse de déplacement était au moins deux fois plus rapide que le train direct de Seven Lights. L’endroit marqué sur la carte se trouvait profondément dans la forêt. Il était impossible d’atteindre cet endroit en dix minutes, et à l’évidence, ce n’était pas non plus l’objectif de ses adversaires. La raison pour laquelle ils avaient donné une heure à Cillin, c’était juste pour l’empêcher d’appeler des renforts. Ils se fichaient de Theresa tant que Cillin se montrerait sur leur radar pendant cette heure. Après tout, Cillin était celui qu’ils avaient dans le collimateur.

Ils ne lui avaient laissé aucun moyen de communication. Ils ne s’étaient pas montrés pour expliquer les choses, négocier, ou donner suite à la communication même s’ils étaient clairement au courant de l’arrivée de Cillin dans la forêt. Ils n’avaient qu’un seul objectif, et c’était de tuer Cillin. Tous les autres endroits à Seven Lights étaient étroitement surveillés par la police. Ici, c’était le seul et le meilleur endroit pour résoudre leur conflit.

Le temps passa lentement, mais Épine d’Aigle n’avait trouvé aucune trace de Cillin. C’était comme s’il s’était évanoui dans l’air. En voyant que rien d’anormal ne se passait dans les environs, Épine d’Aigle se prépara à contacter ses autres camarades. Toutefois, lorsqu’il leva le bras, il réalisa qu’il y avait quelques fourmis volantes dessus. Il secoua légèrement son bras pour le faire tomber, mais ce n’était que le début. Les fourmis volantes se mirent à voler vers lui l’une après l’autre. Son coude, ses pantalons, son dos, son masque : les fourmis volantes commençaient à tomber partout sur lui.

Parce que l’opération avait été menée avec trop de hâte, il ne savaient rien de cette forêt particulière. Épine d’Aigle pensa qu’il était accidentellement tombé sur un nid de fourmis volantes et se recula de quelques douzaines de mètres à l’arrière. Mais la situation ne s’améliora pas, et il y avait de plus en plus de fourmis volantes qui atterrissaient sur son masque, lui perturbant sévèrement la vision. Il était sur le point de les balayer de la main lorsque soudainement, des alarmes se mirent à résonner à l’arrière de sa tête. C’était un instinct qui avait été cultivé au cours de nombreuses années d’expérience.

Épine d’Aigle sauta rapidement loin de sa position originelle et fit quelques mouvements d’esquive sur sa trajectoire. Cependant, l’angle des aiguilles qui volaient vers lui était si vicieux, si rapide, ne cheminant même pas en ligne droite, que même s’il avait réussi à éviter les quelques premières aiguilles, l’une d’entre-elles réussit tout de même à lui couper la peau et laissa deux trous dans sa tenue de camouflage.

C’était une aiguille à trois pointes, et trois pointes acérées. Toutefois, lorsque les aiguilles avaient percé les arbres ou s’étaient heurtées aux rochers, elles se brisèrent en mille morceaux avant de fondre lentement sans qu’il n’en reste rien.

Pendant qu’Épine d’Aigle bougeait rapidement, il sortit quelques médicaments et les vaporisa sur sa blessure. Les médicaments formèrent rapidement un film qui scellait la blessure et empêchait l’odeur du sang de se diffuser. Il contrôlait ainsi la blessure et ses environs immédiats, donc même si les aiguilles étaient empoisonnées, le poison ne se répandrait pas trop rapidement.

Les réactions d’Épine d’Aigle ne pouvaient être décrites que comme rapides. Ses mouvements étaient compétents et il ne faisait presque aucun bruit également. Après avoir esquivé agilement plusieurs fois, il se cacha derrière un gros arbre et continua à observer tous les mouvements des environs.

Il n’avait toujours pas trouvé son ennemi !

Épine d’Aigle n’osait pas agir imprudemment. À notre époque, les gens préféraient les armes à feu plutôt que les autres armes, et même ‘Épine Noire’ préférait utiliser des armes à feu pour s’occuper de leurs cibles. Cela dit, Épine d’Aigle savait aussi que quiconque savait utiliser des armes cachées aussi archaïques n’étaient pas des proies faciles non plus. En fait, Épine d’Aigle avait le sentiment que Cillin était plus un tueur qu’ils ne l’était : furtif, calme, se cachant dans un endroit encore plus sombre tout en les observant.

Toutefois, Épine d’Aigle ne prêtait attention qu’à Cillin et ignorait les fourmis volantes qui atterrissaient sur lui l’une après l’autre. Sa blessure était étanche avec le médicament, d’accord, mais les deux trous dans sa tenue de camouflage facilitaient les choses pour les fourmis volantes.

Épine d’Aigle lui-même commençait à se rendre lentement compte que quelque chose n’allait pas. La démangeaison et la douleur que les morsures des fourmis occasionnaient commençait à se diffuser dans tout son corps. L’une après l’autre, les fourmis volantes se mirent à atterrir sur Épine d’Aigle à la recherche de points d’entrée, comme ses chaussures, ses pantalons, les trous laissés par les aiguilles, etc. et glissèrent à l’intérieur.

Pour éviter de se faire attaquer par surprise une fois encore, Épine d’Aigle supporta l’inconfort du mélange de douleur et de démangeaison, se forçant à se calmer et à ignorer ces sensations. Cependant, cela devint de plus en plus hors de contrôle. Épine d’Aigle espérait que Cillin agirait plus rapidement, de manière à ce qu’il ait une chance de bouger et de se débarrasser de ces fourmis volantes. Mais depuis la première attaque, il n’y avait pas eu le moindre mouvement venant de Cillin. C’était comme s’il était un chasseur qui regardait tranquillement sa proie se débattre pour échapper à sa situation délicate.

La toxine des fourmis volantes n’était pas mortelle, mais elle pouvait irriter les nerfs d’une personne et la rendre tourmentée. Là maintenant, Épine d’Aigle était à l’évidence en train d’arriver lentement à ce résultat.

Épine d’Aigle savait que son ennemi ne faisait qu’attendre cette ouverture fatale, lorsqu’il n’arriverait plus à supporter la sensation et perdrait le contrôle, mais cette sensation d’être mordu vivant par des milliers de fourmis volantes était vraiment pire que la mort. Une personne ordinaire aurait perdu le contrôle depuis longtemps et aurait plutôt mis fin à ses jours que de supporter cette torture.

L’intérieur du masque d’Épine d’Aigle était complètement trempé de sueur. La toxine était déjà en train d’irriter ses nerfs, et il ne savait pas combien de temps il pourrait encore endurer cela. En prenant sa décision, Épine d’Aigle serra les dents, inspira profondément et détala abruptement au loin, en courant de manière irrégulière de façon à ce que son ennemi ait plus de difficultés à le verrouiller comme cible.

Il faut que je m’en aille et que je me débarrasse d’abord de ces fourmis volantes à l’intérieur de mes vêtements. Autrement, si ça continue, celui qui perdra ce combat, ce sera définitivement moi.

Une fourmi volante mordit et fit un trou dans l’orifice de respiration de son masque et s’inséra à l’intérieur. Elle glissa dans une narine d’Épine d’Aigle et provoqua l’arrêt momentané de sa course, pendant juste un instant. Ce fut aussi à cet instant qu’une aiguille lui transperça la gorge.

Le sang frais rendit les fourmis volantes encore plus excitées parce qu’il y avait une odeur qu’elles aimaient dans le sang qui coulait. De plus en plus de fourmis volantes atterrirent sur Épine d’Aigle, en couvrant la surface de son corps en une masse dense.

Peu de temps après, Épine d’Aigle cessa de respirer.

Ce fut seulement après avoir déterminé qu’Épine d’Aigle avait perdu la vie que Cillin sortit et arriva près de lui.

Épine d’Aigle portait une tenue de camouflage spéciale qui bloquait les images infrarouges, et qui changeait automatiquement de couleur en fonction de l’environnement. Il y avait une arme à feu munie d’un silencieux dans la main d’Épine d’Aigle que Cillin choisit de ne pas toucher. L’arme avait été modifiée auparavant, et il y avait un mini-appareil d’autodestruction installé à l’intérieur. Cillin n’avait pas l’intention de conserver une bombe avec lui.

Cillin trouva un autre pistolet, sonique celui-ci, sur le corps d’Épine d’Aigle, et après y avoir jeté un œil, il décida de le conserver. Celui-là est sûr.

Profondément dans la forêt, l’expression d’Épine de Tigre était extrêmement sombre et maussade. C’était parce que le point qui représentait Épine d’Aigle sur son bio-moniteur de la taille d’une montre de poche dans sa main, s’était éteint, indiquant qu’Épine d’Aigle était mort.

« Épine d’Aigle est à terre ! »

« Comment est-ce possible ! » Épine Marron vint en courant et regarda sur le bio-moniteur dans les mains d’Épine de Tigre. En voyant le point éteint, Épine Marron fit une petite pause et dit : « Je vais m’occuper de ce salopard. » Si Épine d’Aigle pouvait mourir, alors le reste de leurs hommes ne pourraient pas nécessairement se comporter mieux contre Cillin. Il n’avait pas d’autre choix que d’y aller lui-même.

« Ce n’est pas la peine, Épine Marron. Épine de Serpent et moi serons bien plus qu’assez. » dit une personne près d’Épine de Tigre en arrêtant Épine Marron.

Épine de Tigre hocha la tête pour signifier son accord.

Après que le duo soit parti, Épine de Tigre vit encore un autre point de lumière disparaître du bio-moniteur et tourna la tête pour regarder Theresa sur le sol.

 

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