Shen Yin Wang Zuo chapitre 40

Chapitre 40 : La Montagne Sacrée des Chevaliers (2)

« Hao Chen, sais-tu quelle est mon énergie spirituelle interne innée ? » demanda Ye Hua. Pendant qu’il parlait, l’expression de Ye Hua s’était adoucie ; pourtant, sa voix était devenue froide comme de la glace.

Long Hao Chen secoua la tête.

Ye Hua dit : « Mon énergie spirituelle interne innée n’est que de neuf. »

« Ah ? Seulement neuf !? » Long Hao Chen se rappelait très bien ce qu’avait dit son père : si l’énergie spirituelle d’une personne n’atteignait même pas dix, alors il serait extrêmement difficile pour elle de dépasser le troisième grade pour entrer dans le quatrième.

Ye Hua avait souri pendant qu’il parlait, mais ce sourire semblait encore plus laid qu’un visage en pleurs.

« Oui, seulement neuf. Quand ces Cieux démoniaques ont fait de moi un chevalier particulièrement doué, ils m’ont aussi fait cadeau d’un potentiel inné médiocre. Même si je me torture l’esprit en inventant d’innombrables méthodes d’entraînement, à la fin, je ne dépasserai jamais le rang de Chevalier Aéroporté et je n’atteindrai jamais le niveau de Chevalier Radiant de ma vie. »

« L’année de mon quinzième anniversaire, j’ai complété l’entraînement de mon énergie spirituelle externe et je suis devenu un Chevalier Authentique. Le moi de cette époque était très ambitieux et acclamé comme un génie par son entourage. Cependant, le jour de mon Éveil Sacré, c’était pour moi comme si la foudre tombait d’un ciel dégagé (Tr : quelque chose de complètement inattendu) : énergie spirituelle interne innée, neuf. Le pire déchet possible. Les professeurs qui m’avaient accordé de l’importance ne voulaient plus rien m’enseigner. Ils ne m’ont même pas laissé savoir où était située la Montagne Sacrée des Chevaliers.Celui que j’étais à quinze ans n’était pas du tout prêt à accepter ça ! C’était impossible…impossible qu’une énergie spirituelle interne innée basse puisse m’empêcher de devenir un chevalier formidable. Je ne voulais vraiment pas y croire. J’étais convaincu que, aussi longtemps que je travaillais dur, je serais capable de surmonter cette restriction du Ciel et de franchir ces grades. »

« J’ai ainsi compté uniquement sur mes deux jambes pour aller au Temple des Chevaliers et demander la permission. Ensuite, j’ai encore compté sur mes deux jambes pour aller à la Montagne Sacrée des Chevaliers et je l’ai atteinte. Chaque Chevalier Authentique de moins de vingt ans qui y entre ne peut y rester que pour un mois et s’il ne trouve pas de monture, les autorités du Temple le forcent à quitter la montagne. »

« Je cherchais jour après jour, obstinément. Chaque fois que je rencontrais une bête magique, même si ce n’était qu’une petite et faible créature du second ou troisième grade, j’essayais d’interagir avec elle, mais même ces petits gars ne m’acceptaient pas. »

« Le temps a passé. Un mois a fini par s’écouler et il semblait qu’on allait m’ordonner de partir. Je ne voulais pas, vraiment pas du tout ! Et tandis que je regardais le ciel, j’étais tellement frustré que des larmes amères coulèrent. Je savais que si j’étais expulsé de la montagne comme ça, je resterais un déchet pour toujours. Le mince espoir de devenir un chevalier formidable qu’il me restait avait disparu, je n’avais plus aucune chance. »

« Cependant, à ce moment-là, je l’ai rencontré. Il avait entendu mes pleurs et avant que je le remarque, il était apparu sur mon épaule. C’était comme s’il pouvait lire et comprendre la douleur dans mon cœur. Depuis lors, il est devenu ma seule famille, mon meilleur ami. Je le protégerai avec ma vie parce qu’il est comme un petit frère pour moi. »

À ce stade, le glacial Ye Hua laissa couler une larme pendant que le Vif des Montagnes tournait lentement la tête et le regardait d’un air doux, comme s’il essayait de le réconforter.

Ye Hua tapota calmement son dos, « Ne t’inquiètes pas mon vieil ami, je vais bien. »

« Long Hao Chen, je suis un orphelin. Dans ce monde, je n’ai jamais fait l’expérience de l’amour familial. Dans le passé, je n’aurais jamais imaginé que je ressentirai un jour une chose aussi irréelle. C’était jusqu’à ce que je le rencontre, ce petit frère. Et là, j’ai réalisé que le destin existait réellement. Cette affection qu’il me laissait ressentir, m’encourageant sans cesse d’essayer toutes sortes de méthodes d’entraînement. Ensuite, après vingt ans, du déchet que j’étais, j’ai réussi petit à petit à atteindre le royaume d’un Chevalier Aéroporté. J’ai enduré d’innombrables engorgements. Je crains qu’un petit génie comme toi ne sera jamais capable de comprendre cette sensation. »

« Après avoir autant parlé, il y a encore une chose que Professeur veut te dire. Quand tu posséderas ton propre compagnon, tu devras bien le traiter et le considérer comme un membre de ta famille. Ce genre d’opportunité est quelque chose qui n’arrive qu’une seule fois dans une vie : tu dois la saisir. Protège-le bien, parce que si tu le perds, tu le regretteras durant le restant de tes jours. »

Entendant un discours aussi émouvant provenir de Ye Hua, Long Hao Chen serra inconsciemment les poings. Il avait une grande estime à la fois de son professeur et de ce Vif des Montagnes en-dessous de lui.

Il avait lui-même fait des efforts, mais comment pourraient-ils se comparer à ceux de son professeur ? S’il avait le même talent inné que son professeur, serait-il capable, comme lui, de passer des dizaines d’années comme s’il s’agissait d’un seul jour afin d’essayer de remplir un objectif impossible, et se battre autant pour l’atteindre ?

« Professeur, ne vous inquiétez pas, je comprends. Je mettrai ma vie en jeu pour protéger mon compagnon. »

Ye Hua hocha lentement la tête, « Ce gros lard, Nalan, ne voulait pas que je te le demande, mais, Hao Chen, je veux vraiment savoir à combien est ton énergie spirituelle interne innée. C’est pour quand tu chercheras ta monture. Les bêtes magiques les plus formidables sont aussi les plus fières. Jusqu’à maintenant, je n’ai pas été capable d’estimer ton talent inné. Pendant ce voyage, tu seras peut-être capable de montrer une belle surprise à ton Professeur. »

« Professeur, je… » Long Hao Chen regarda Ye Hua d’un air hésitant. Long Xing Yu lui avait bien dit que son énergie spirituelle interne innée était quelque chose qu’il était très important de garder secret. De plus, ce professeur devant lui, qui était connu sous le nom d’Asura, ne pouvait se comparer à lui en termes d’énergie spirituelle interne innée. Cependant, devait-il vraiment la dissimuler à un professeur aussi obstiné ?

Ye Hua secoua la main et soupira légèrement : « Laisse tomber. Ce sont des affaires privées et même ce gros lard, Nalan, n’est pas au courant. Tu n’as pas besoin de la révéler, je ne veux pas te sembler agaçant. »

« Professeur, je veux que vous le sachiez. » lâcha Long Hao Chen. Il n’avait jamais été aussi secoué qu’à l’instant, avec les yeux solitaires de Ye Hua révélant la douleur gravée profondément dans son cœur.

« Mh ? » Les yeux de Ye Hua s’éclairèrent et il le fixa avec un regard brûlant.

Long Hao Chen inspira profondément et dit : « Professeur, depuis deux ans, vous m’avez enseigné avec dévouement toutes sortes de choses à propos des Chevaliers Gardiens et de leurs compétences. Vous étiez très strict et vous m’avez imposé une vie remplie de coups et de réprimandes, mais au fond, je savais que vous faisiez tout ça pour mon propre bien. Quand j’ai suivi l’entraînement de Père, ses conseils étaient complètement différents des vôtres. Sans vous, je n’aurai pas grandi autant. J’ai entendu le Maître du Hall Nalan dire que j’étais votre unique disciple. Vous n’avez dissimulé aucune des connaissances que vous avez acquises pendant des années quand vous m’enseigniez. Comment aurais-je pu être incapable de reconnaître vos bonnes intentions ? Dans mon cœur, vous êtes un père ainsi qu’un maître. Pour les autres, mon secret demeurera un secret à jamais mais pour vous, je veux le révéler car vous êtes comme un père pour moi. »

Tandis qu’il regardait Long Hao Chen, le visage de Ye Hua commença à se relaxer et il secoua la tête avec précipitation : il ne voulait pas qu’il voit les larmes scintillantes qui commençaient à couler. Il ne s’attendait absolument pas, un jour aussi ordinaire, à ce qu’un enfant aussi intelligent, silencieux mais ne refusant jamais aucun entraînement difficile, son disciple naturellement doué qui ressemblait à une magnifique fillette, lui dise cela. Derrière une apparence aussi délicate, il avait apparemment un très grand cœur.

D’étranges mots sortirent de la bouche de Long Hao Chen avant qu’une lumière dorée les enveloppe lui et son professeur.

[Manteau de Lumière Divine], une compétence défensive du troisième grade utilisée par les Chevaliers Gardiens qui isolait et produisait un bruit blanc (Tr : bruit parasite qui empêche un éventuel auditeur d’écouter). Une compétence défensive agissant comme un monomère (Tr : molécule qui se multiplie toute seule, la lumière divine se multiplie et devient un manteau). Avec l’énergie spirituelle actuelle de Long Hao Chen, il pouvait tout juste envelopper son professeur et lui dedans.

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