Shen Yin Wang Zuo chapitre 105

Chapitre 105 : La Sainte Fille de Samsara (2)

Quelques traces de son odeur flottaient encore dans l’air et son matelas était toujours tiède : c’était la preuve qu’il dormait ici plus tôt, mais il était si tard, où aurait-il pu partir ?

La silhouette de Cai’er s’illumina et elle disparut de la fenêtre dans une fumée bleue. Apparaissant une fois de plus dans la rue, elle prêta attention aux changements dans ce qui l’entourait pour chercher des traces de lui. Son bâton de bambou frappa doucement le sol alors qu’elle se dirigeait vers son hôtel, pleine d’inquiétude. Puisqu’elle ne l’avait pas trouvé, elle avait cherché dans toutes les chambres, y compris celles de Li Xin et de Ye Hua. Dans chaque pièce, elle avait utilisé prudemment sa perception pour détecter des changements dans l’air et trouver l’endroit où il était. Néanmoins, tous ces efforts furent inutiles : il n’était pas là, il n’y avait aucune trace de lui en dehors de sa chambre.

Est-ce que quelque chose a pu lui arriver ? La canne devint plus bruyante et les pieds de Cai’er s’enveloppèrent d’une couche d’énergie froide. Si quelque chose lui est vraiment arrivé, peu importe qui est le responsable, je ne le laisserai jamais s’en sortir.

Elle revint à sa résidence et s’assit en tailleur sur son lit. Toutefois, comment Cai’er aurait-elle pu se calmer ? Elle se répétait que c’était le quartier général de l’Alliance des Temples et qu’en tant que participant à la Sélection de Chasse aux Démons, il était peu probable qu’il soit en danger. Même quand elle avait attaqué Yang Wenzhao, les forces de l’Alliance l’avaient secouru rapidement, non ? Alors où pouvait-il bien être ?

Même après une demi-heure, l’adolescente n’avait pas réussi à se calmer.

Je dois le trouver.

Elle descendit de son lit, attrapa sa canne bleue et quitta à nouveau l’hôtel. Dans son impatience, elle oublia de mettre son voile.

Le froid de la nuit et le vent qui soufflait réveillèrent Cai’er. L’esprit en désordre à cause de la panique, elle finit enfin par réussir à se calmer un peu et commença à réfléchir à l’endroit où aurait pu aller Long Hao Chen. S’il n’avait pas été capturé par quelqu’un d’autre, où aurait-il pu aller ?

Se pourrait-il…

Soudain, elle réalisa qu’il pouvait être à cet endroit et l’attendre. Mais il était si tard, était-ce vraiment possible ?

Quoi qu’il en soit, qu’il ai pu y aller ou non, cet endroit était toujours une possibilité à considérer.

D’ordinaire, Long Hao Chen et elle mettaient une demi-heure pour parcourir le chemin mais il ne lui fallut qu’une trentaine de secondes pour couvrir cette distance en sautant.

Son nez bougea légèrement et son expression changea. C’était son odeur ! C’était son odeur ! Il était vraiment là !

Cai’er s’avança rapidement en s’aidant de sa canne, suivant la piste familière qu’elle sentait.

Long Hao Chen avait déjà beaucoup de mal à rester conscient et il était encore plus affaibli à force de s’effondrer. Il était actuellement incapable de voir clairement ce qu’il y avait devant lui. Il serra les dents et endura la douleur. Son corps était comme celui d’un vieillard ivre : il tremblait constamment.

« Du, du, du. »

« Du, du, du. »

Un son familier parvint avec peine jusqu’à son cerveau. Est-ce elle ? Ou bien je suis juste en train de délirer ?

« Long Hao Chen. » l’appela anxieusement Cai’er.

Tout de suite après, un long bâton de bambou toucha doucement le corps de Long Hao Chen.

Une longue jupe noire, des cheveux violets flottant au vent et recouvrant son visage. Un parfum délicat, bien que recelant une sorte de froideur, lui parvint. Abasourdi, il fixa l’expression anxieuse de Cai’er.

Sa peau était un peu pâle et et ses yeux vides de toute émotion mais son beau et délicat visage n’était pas du tout couvert. C’était elle, c’était elle !

À sa connaissance, c’était la première fois qu’il voyait le visage de Cai’er. Ses sens très aiguisés et l’atmosphère glaciale qui l’entourait étaient complètement à l’opposé de son magnifique visage qui était aussi lisse que de la jade. De plus, même si sa peau de jade était un peu pâle, elle était toujours aussi scintillante qu’un litchi frais. (Tr : oui c’est bizarre, oui c’est la version en chinois, oui je ne fais que traduire) Son visage élégant pénétra instantanément dans les profondeurs de l’esprit de Long Hao Chen.

« Tu…comment vas-tu ? » Sentant que Long Hao Chen s’était écroulé, Cai’er s’inquiéta tout de suite. Elle s’accroupit avec hâte et le caressa doucement.

Ses vêtements étaient légèrement humides, on pouvait facilement voir qu’il tremblait violemment à cause du fait d’être resté aussi longtemps dehors au milieu de la nuit et son souffle était hésitant.

« Cai…Er, Cai…Er. Je…suis…désolé. » Dès qu’il vit Cai’er, Long Hao Chen devint joyeux. Il ne se sentait toujours pas bien et ne pouvait même pas se demander comment elle était arrivée là. Néanmoins, il ne pouvait pas contrôler la joie qui emplissait son cœur. Il agrippa sa petite main douce et dit sans parvenir à contrôler son souffle, « Je, je n’ai pas…fait exprès…de rater…notre rendez-vous…accepteras-tu…de me…pardonner ? »

Puisqu’elle lui tenait les mains, le cœur de Cai’er fut instantanément secoué quand elle sentit qu’il était incroyablement froid. Il ne restait rien de sa présence chaleureuse.

En un instant, l’adolescente mesura à quel point il était affaibli. De plus, puisqu’il était resté là à l’attendre, il était maintenant sur le point de s’effondrer.

« Je te pardonne. » Cai’er se pencha vers lui et le serra gentiment dans ses bras. Elle plaça sa douce main sur son dos et transféra son énergie spirituelle dans le corps de l’adolescent, ce qui aida à dissiper le froid qu’il ressentait tout en réchauffant l’air glacial autour de lui qui lui faisait tant de mal pour éviter qu’il ne tombe malade.

Comment pourrait-elle ne pas lui pardonner ? Dès qu’elle avait découvert qu’il était ici, elle avait deviné ce qu’il pensait. Il était extrêmement faible et pourtant, la seule chose à laquelle il pensait était son rendez-vous avec elle, comment pourrait-elle lui en vouloir ?

En plus, ce n’était pas de sa faute s’il avait manqué leur rendez-vous.

L’énergie spirituelle de Cai’er était chaude mais Long Hao Chen se sentait trop faible. Ses paupières étaient lourdes, très lourdes.

Très vite, il fut de retour dans sa chambre.

Cai’er le déposa doucement sur son lit avant de s’asseoir à côté de lui et de lui prendre la main.

Sous l’effet de l’énergie spirituelle de l’adolescente, la main de Long Hao Chen s’était déjà bien réchauffée et n’était plus aussi froide.

« Pardon, je n’aurais pas dû douter de toi. » Le visage élégant de Cai’er sembla encore plus charmant quand elle leva doucement la main et toucha le visage et le bout du nez du jeune garçon, caressant sa peau délicate. Cai’er se mit à rougir progressivement.

Il y eut un faible éclair de lumière dorée et une dague apparut calmement dans la main de la jeune fille. Ses doigts délicats semblaient être ceux d’une artiste habile. Elle bougea sa dague et dessina un caractère sur un côté du lit avant de poser la main de Long Hao Chen par-dessus.

Elle caressa ensuite doucement ses joues, réticente à se séparer de lui et toujours écarlate. Elle avait toujours en tête les mots qu’avait prononcé Long Hao Chen avant de s’évanouir. Il avait dit : « Cai’er, tu es vraiment magnifique. »

Palais Administratif de l’Alliance. Le Chevalier Saint Han Qian, dont la position au sein de l’Alliance des Temples n’était inférieure qu’à celle des tous puissants experts du neuvième grade, arborait un visage fermé et se tenait devant une immense table. Un bruit se fit entendre lorsque ses mains frappèrent la table.

« Ying Suifeng, aujourd’hui, si tu n’as pas une bonne explication, n’en veux pas au Temple des Chevaliers pour être devenu hostile. » Han Qian fit cette déclaration fou de rage. Pourquoi était-il en colère ? En réalité, il n’était pas le seul. Tous les chevaliers de haut rang présents dans l’Alliance des Temples étaient furieux et même ces experts tous puissants du neuvième grade qui étaient normalement en isolement avaient été alarmés.

Cette année, le Temple des Chevaliers était favori pour arriver premier de la compétition grâce à leur Chevalier du Châtiment Yang Wenzhao, qui possédait même un foyer spirituel. Toutefois, il venait d’être gravement blessé par quelqu’un et cette personne venait sans aucun doute du Temple des Assassins. Leurs preuves étaient nombreuses : en plus des compétences caractéristiques de ce temple utilisées, il y avait aussi l’emploi d’un Foyer Spirituel des Mille Frappes, signe notable de l’appartenance de l’individu au Temple des Assassins.

La matinée était déjà bien avancée quand Han Qian vint se plaindre agressivement auprès d’eux. Les représentants des Six Grands Temples étaient tous, sans exception, stationnés au Palais Administratif. Tous les dix ans, un comité était élu pour représenter les Grands Temples afin d’unifier leurs affaires. Parmi eux, il y avait 36 membres principaux du comité, six pour chacun des temples. Ainsi, même si le Temple des Chevaliers était le dirigeant des Six Grands Temples de nom, il n’avait pas non plus trop de pouvoir parmi eux.

Han Qian était l’un des six membres principaux du comité pour le Temple des Chevaliers, en plus d’être un Chevalier Saint, le chef des 36 Chevaliers Saints du Temple des Chevaliers et celui en charge de gérer toutes les affaires courantes du temple en tant que vice-maître de Hall. Son statut était extrêmement respectable, juste en dessous des trois Chevaliers Divins. De plus, avec son statut d’aîné, même parmi les Chevaliers Divins, un seul avait réellement plus de pouvoir que lui.

De l’autre côté de la table, en face de Han Qian, un homme âgé svelte était assis. Il semblait être vêtu d’habits noirs normaux, avait de courts cheveux gris et avait l’air parfaitement ordinaire. La seule chose qui le différenciait vraiment était ses yeux effrayants. Ils semblaient complètement morts et n’exprimaient aucune émotion. S’il était allongé sur le sol, les gens penseraient sans aucun doute qu’il était mort.

Étant l’une des personnes les plus haut placées du Temple des Chevaliers, les yeux de Han Qian étaient également particuliers. De plus, en tant que représentant des Assassins Héroïques, son homologue avait le contrôle des 36 Assassins Héroïques et était également un vice-maître de Hall, Ying Suifeng. Dans le même temps, il était en charge de régler les affaires courantes du Temple des Assassins en tant que superviseur.

Le Temple des Assassins et le Temple des Chevaliers étaient différents. À de nombreuses occasions, le premier avait causé bien des soucis aux 72 dieux démons, en les forçant sans cesse à être remplacés par leurs semblables. En l’espace de six mille ans, 91 dieux démons avaient été tués par les forces du Temple des Assassins. C’était un fait tellement glorieux pour eux qu’aucun des cinq autres Grands Temples ne pouvaient s’y comparer.

Même au sein de l’Alliance, personne ne savait combien d’atouts cachés possédait le temple en dehors des membres principaux du comité du Temple des Assassins et de leurs experts du neuvième grade. Parmi les Six Grands Temples, le Temple des Assassins était celui avec qui on craignait le plus d’embêter.

Ying Suifeng ne fut pas troublé le moins du monde par l’humeur noire de Han Qian et dit simplement, « Pour une aussi grosse histoire, il est naturel que je vous donne une compensation. »

En entendant sa réponse, Han Qian se calma légèrement, tira une chaise et et écrasa son derrière dessus. Il regarda Ying Suifeng les yeux pleins de rage.

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